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  1. Kenya — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Kenya

    D'abord monarchie constitutionnelle, le Kenya devient un an plus tard une république, Kenyatta devenait le premier Président de la République. En 1964 le parti minoritaire, le Kenya African Democratic Union (KADU), coalition de petites tribus craignant la domination des plus grandes, s'auto-dissout et rejoint le KANU.

  2. Souveraineté — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Souveraineté
    • Définitions
    • Origine
    • Philosophie
    • Critiques
    • Usage
    • Politique
    • Influence
    • Introduction
    • Typologie
    • Contexte historique
    • Principe
    • Situation actuelle
    • Fonction
    • Statut

    La souveraineté (dérivé de « souverain », du latin médiéval superus, de super, « dessus », fin XIIe siècle1) désigne la supériorité du pouvoir sur une zone géographique ou sur un groupe de peuples vivant en communauté. La définition retenue aujourd'hui en droit est celle énoncée par Louis Le Fur à la fin du XIXe siècle : « La souveraineté est la qualité de l'État de n'être obligé ou déterminé que par sa propre volonté, dans les limites du principe supérieur du droit, et conformément au but collectif qu'il est appelé à réaliser »6. Cette définition retient donc deux critères : Une définition classique de la souveraineté se trouve dans la sentence arbitrale rendue en l'affaire de l'île de Palmas (États-Unis c/Pays-Bas, 4 avril 1928) où l'arbitre unique, Max Huber, déclare : « Sovereignty in the relations between States signifies independence. Independence in regard to a portion of the globe is the right to exercise therein, to the exclusion of any other State, the functions of a State. » (Cour permanente d'Arbitrage, sentence arbitrale, p. 7, in http://www.pca-cpa.org/ [archive]). En France, la souveraineté est définie dans la Constitution de 1958 : La souveraineté se traduit également en droit par la notion de pouvoir constituant (originaire ou dérivé), qui édicte des normes juridiques : celles de la Constitution. Dans la théorie classique de la hiérarchie des normes, ces normes sont supérieures à toutes les autres. Cette hiérarchie est cependant mise à mal par les questions de la transformation de la souveraineté, notamment au vu du développement du droit international et surtout de l'intégration européenne. Cette complexité du droit entraîne une insécurité juridique. Selon la définition classique du droit constitutionnel allemand, qui est très souvent reprise, la souveraineté est la « compétence de la compétence » (la « Kompetenz-Kompetenz » du constitutionnaliste allemand Georg Jellinek), c'est-à-dire que celui qui décide quelles sont les personnes compétentes pour telle ou telle matière est le souverain. Le souverain peut donc déléguer ou transférer des compétences, sans que cela ne touche à sa souveraineté, tant qu'il conserve la possibilité de reprendre ces compétences. Elle se traduit par lexclusion des acteurs extérieurs dans le processus domestique de gouvernement. Cette exclusion est, en principe, réciproque entre les États, même si la tendance naturelle est d'affirmer son indépendance au niveau interne tout en cherchant à influer sur l'État voisin.

    Le concept apparaît chez Jean Bodin dans Les Six Livres de la République (1576). Tout en s'inscrivant dans un contexte de réinterprétation du droit latin, cette émergence annonce en fait les logiques étatiques modernes2. Il ne recouvre en effet aucune notion de la législation romaine : ni l'imperium, qui désigne une simple « puissance de commandement militaire »2, ni la summa potestas, qui se rapporte à un « pouvoir de vie et de mort »2 ne synthétisent ce vaste ensemble conceptuel. Cette absence de précédent notionnel est d'ailleurs mise en évidence par Jean Bodin : « Il est ici besoin de former la définition de la souveraineté, car il n'y a ici ni jurisconsulte, ni philosophe politique, qui l'ait définie »3. Avant l'apparition des États, au XIIIe siècle, le pouvoir était individualisé (il appartenait à une personne, voire à un groupe de personnes). D'ailleurs, dans un premier temps, le terme de souverain, qui a remplacé celui de suzerain, ne désignait qu'une seule personne, le roi dans un système monarchique, avant d'être étendu à d'autres notions que l'État représenterait (le peuple, la Nation).

    Après les travaux de Bodin, un certain flou conceptuel demeurera autour de cette notion. En allemand, la traduction littérale, Souveränität est ainsi un faux ami : seul l'expression Staatsgewalt permet une traduction idoine. En Angleterre, la Sovereignty ne se rapporte qu'à un exercice absolutiste du pouvoir, plus proche en fin de compte de l'imperium ou de la summa potestas5. La souveraineté nationale est une notion développée par Sieyès. Selon cette conception, la souveraineté appartient à la nation, une entité abstraite et indivisible. Cet ensemble est fictif puisqu'il ne se limite pas aux seuls citoyens présents, mais inclut les citoyens passés et futurs ; elle est supérieure aux sommes (les individus) qui la composent.

    Un politologue américain, Stephen Krasner, limite les dimensions de la souveraineté aux questions d'autorité et de contrôle. Cependant, cette position reste contestable.

    La notion de terra nullius peut être utilisée pour l'acquisition de la souveraineté sur un territoire sans maître.

    En droit constitutionnel français, le Conseil constitutionnel distingue les transferts de compétences par l'État français aux Communautés européennes des transferts de souveraineté. Les premiers sont autorisés : ils consistent en un transfert qui est réversible, tandis que les seconds sont inconstitutionnels, car définitifs. Cependant, de nombreux détracteurs de l'Union (lesquels ???) considèrent cette différence comme relevant d'un caractère uniquement sémantique, puisque même s'il est possible que la France sorte de l'Union et retrouve ses pleines compétences, c'est hautement improbable.

    Cette évolution, limitée aux États-Unis, n'en exerce pas moins une influence importante dans le processus de mondialisation, à travers le Web.

    Selon Jean-Fabien Spitz dans John Locke et les fondements de la liberté moderne (2001), « l'introduction [du concept de souveraineté] dans la philosophie politique aux débuts de l'époque moderne semble avoir eu pour effet un déplacement définitif des questions pertinentes : il ne s'agit plus de savoir si un pouvoir est juste (ce qui revient à subordonner l'existence du pouvoir à sa moralité), mais de savoir à qui appartient le pouvoir de commander et comment ce pouvoir a été conféré. »

    Cependant, cette typologie basée sur les personnes qui possèdent la souveraineté et la manière dont celle-ci leur a été conférée montre ses limites aujourd'hui, puisqu'elle entraîne des confusions. Les différentes typologies modernes se basent donc sur les formes de la souveraineté. Cependant, on peut infirmer cette nouvelle typologie, puisque le simple contrôle des mouvements aux frontières n'est qu'une particularité du protectionnisme inclus dans la notion d'indépendance.

    Dans un régime théocratique, la souveraineté appartient au représentant de Dieu. Il y eut des tentatives de théocratie au XIIIe siècle, lorsque les papes tentèrent d'imposer leur volonté aux rois (conflits entre Philippe le Bel et Boniface VIII), et au XVIe siècle avec la dictature de Jean Calvin pendant la première République de Genève.

    La souveraineté populaire repose sur le peuple, c'est-à-dire l'ensemble des citoyens actuels d'un pays (c'est donc un ensemble réel, on prend en compte les vivants, contrairement à la souveraineté nationale). Il ne peut pas s'exprimer directement, c'est matériellement impossible. C'est pour cela que le peuple aura recours à des mandataires (des élus), qui auront un mandat impératif : ces élus seront tenus de faire exactement ce pour quoi ils ont été élus : ils devront exécuter ce que leur disent leurs électeurs, en effet, ils ont pour obligation d'agir pour le bien de leurs électeurs (et non pour l'intérêt commun comme dans le cas de la souveraineté nationale), et s'ils ne le font pas, ils pourront alors être révoqués, la volonté du peuple étant intouchable et inviolable. Le Peuple ne pouvant prendre des lois contraires à ses intérêts, la Loi est forcément juste : c'est le principe de Primauté de la loi. La souveraineté nationale se traduit par un régime représentatif, puisque la Nation ne peut gouverner directement, étant fictif : il y a donc recours à des mandataires, titulaires d'un mandat représentatif, les représentants. Ils œuvrent dans l'intérêt de la Nation et chacun la représente entièrement (et non leurs seuls électeurs). La Nation étant fictive, il ne peut y avoir de contrôle sur eux ; pour éviter qu'ils n'abusent de leur pouvoir, il faut mettre en place des contre-pouvoirs : séparation des pouvoirs au niveau horizontal (par fonctions), fédéralisme au niveau vertical (par niveaux de territoires).

    On dégage aujourd'hui le plus souvent trois dimensions de souveraineté, quoique certains auteurs, comme le politologue Stephen Krasner, en présentent parfois plus.

    Celle-ci se réfère à ladministration quun gouvernement organise à lintérieur dun État et fait appel autant à lautorité (reconnaissance de la légitimité dun gouvernement et de ses actions par la population sur laquelle s'exerce cette autorité, par exemple) quau contrôle (la police et lapplication des lois).

    Celle-ci confère à un État sa reconnaissance internationale. En pratique, ce sont les autres États qui reconnaissent cette souveraineté, en reconnaissant une collectivité humaine comme État, soit par une déclaration publique unilatérale, soit en concluant un traité ou en établissant des relations diplomatiques avec cette collectivité.

  3. Califat — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Califat
    • Politique
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    • Territoire
    • Conséquences
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    • Évolution
    • Introduction
    • Terminologie
    • Mort
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    • Activités
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    • Situation actuelle

    Un califat ou khalifat (arabe : خلافة) est par métonymie le territoire et la population musulmane qui y vit reconnaissant l'autorité d'un calife (arabe : خليفة, littéralement « un successeur », ici de Mahomet, l'un des prophètes de l'Islam) dans l'exercice politique du pouvoir1. Au XXIe siècle, la volonté de restauration du califat est présente dans un certain nombre de formations politiques. Certaines organisations souhaitent y parvenir par la voie politique, et d'autres, souhaitent y parvenir par la guerre. À ce jour, il n'existe aucune démarche politique visant à fusionner tous les pays musulmans (hormis les initiatives des courants jihadistes). Certains mouvements panislamiques de l'islam politique, comme le Hizb ut-Tahrir ou les Frères musulmans, ont dans leur programme politique la volonté de restaurer le califat. De nombreux mouvements jihadistes et extrémistes ont pour projet politique la restauration du califat, qu'ils partagent avec les mouvements issus de l'islam politique dont Al-Qaïda qui utilise la violence pour y parvenir10.

    Ce mot sert aussi à désigner le régime politique lui-même et la période pendant laquelle il s'exerce (par exemple, « pendant le califat de Haroun Ar-Rachid »). À noter toutefois que le terme khalîfa (califat) na pas un emploi restreint à cet usage politique dans la langue arabe.

    Le terme Califat (khalîfa) est employé dans le Coran pour désigner Adam, successeur des Anges et de Dieu ou pour David, roi dIsraël. Il na pas le sens technique de chef de la communauté islamique qui ne fut adopté quà la mort du Prophète.

    La principale question et source de divergences entre les différents courants théologiques est le sens que l'on donne à ce successeur et éventuellement à son choix (existence du concept après Abou Bakr (Omar ibn al-Khattâb s'étant lui-même fait appeler Amir Al moumim et non Calife), élection parmi les musulmans (sunnite), préférence pour la descendance du prophète, voire via la branche de Hussein ibn Ali (chiite), etc.)

    À la mort de Mahomet, en 632, un différend naît entre les habitants de Médine et de La Mecque concernant la succession du prophète de l'islam. Certains préfèrent une succession issue de la famille en proposant notamment Ali son gendre et cousin pour lui succéder. Les compagnons s'y opposent et nomment Abou Bakr : le premier calife sera donc Abou Bakr (ou Aboubakar) qui poursuit la conquête de la péninsule d'Arabie. À sa mort en 634, son proche conseiller Omar lui succède. Celui-ci conquiert la Palestine, la Mésopotamie, l'Égypte et la Perse ; en 644, il est poignardé par Abu Lu'lu'a (un esclave persan non musulman) dans la mosquée alors quon sapprêtait à effectuer la prière de laube (Salat Al-Fajr). Après sa mort, un troisième calife fut désigné par consultation des compagnons de Mahomet : Uthman (644-656). Le quatrième calife est Ali, cousin et gendre du prophète de l'islam (656-661). Les khoulafah Rachidun ou bien les « quatre califes bien guidés » est un terme employé dans l'islam sunnite et en règle générale pour se rapporter aux quatre premiers califes. Les Omeyyades (ou Umayyades) sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas. Ils tiennent leur nom d'un de leurs ancêtres, Umayya. Ils appartenaient à la tribu des Quraychites, tribu dominante à La Mecque au temps de Mahomet. Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment. Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné, des opposants portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'omeyyade Mu`âwîya, qui était alors gouverneur de Syrie. À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens (661). Celui-ci ayant été assassiné la même année par les kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades. Issus de la branche religieuse chiite des ismaéliens  pour laquelle le calife doit être choisi parmi les descendants d'Ali, cousin et gendre du prophète de l'islam Mahomet, les Fatimides considèrent les Abbassides sunnites comme des usurpateurs de ce titre. L'établissement de leur califat débute au Maghreb, grâce à l'appui des Berbères Kutama, grande tribu qui était établie à l'Est de l'actuelle Algérie qui vont renverser le pouvoir local Aghlabide. Après un intermède en Ifriqiya, ils finiront par s'établir dans la ville du Caire qui pendant leur règne prendra un essor considérable. Les Almohades sont un mouvement religieux fondé au début du XIIe siècle, dont est issue la dynastie éponyme d'origine berbère qui gouverne le Maghreb et al-Andalus entre le milieu du XIIe siècle et le XIIIe siècle. La famille des Bouyides, d'origine iranienne, s'empara en 945 de la fonction de grand émir et domina essentiellement l'Irak et l'Iran.

    Grâce aux conquêtes, le califat omeyyade connaît une vaste expansion ; il s'étend à l'ouest au Maghreb (fondation de Kairouan dans l'actuelle Tunisie) et à l'Espagne, alors qu'à l'est, il annexe la Transoxiane et le Sind4.

    Les Omeyyades furent ensuite détrônés en 750 par les Abbassides, qui fondèrent leur propre dynastie. Presque tous les membres de la famille furent massacrés, mais le prince `Abd ar-Rahman Ier, réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. L'émir `Abd al-Rahman III prit le titre de calife en 929, affirmant ainsi la complète indépendance de Cordoue. Le déclin des sultans seldjoukides permit au calife An-Nasir de restaurer son autorité sur l'Irak. Mais l'invasion mongole de 1258-1260 et l'exécution d'Al-Musta'sim mirent un terme définitif au pouvoir abbasside. Cette politique a inquiété Paris et Londres, ces deux puissances tentant de légitimer des « contre-califes », la France au Maroc, qu'elle maintient sous son protectorat, et la Grande-Bretagne d'abord au Caire avec la conquête de lÉgypte en 1882, puis à La Mecque avec l'éclatement de la Grande Guerre. Ce projet est abandonné quand Istanbul tombe entre les mains anglaises, et avec elle le sultan-calife5. L'échec du panislamisme, associé à la défaite dans la Première Guerre Mondiale et au dépeçage de l'empire par les Alliés, notamment au Traité de Sèvres, fait se tourner les élites turcophones vers la solution nationaliste, représenté par Mustafa Kemal Atatürk.

    Les commencements du règne abbasside furent marqués par une réforme de l'empire prenant mieux en compte les populations non arabes et non musulmanes. Ce fut également une époque de développement urbain, symbolisé par la nouvelle capitale, Bagdad, fondée par Al-Mansûr en 762. Cependant, le pouvoir fut rapidement déstabilisé, en particulier par la forte présence de mercenaires turcs dans l'armée et dans la garde du calife. Les tensions provoquées par cette situation amenèrent les califes à déplacer la capitale à Samarra entre 836 et 883. Par ailleurs, dès le IXe siècle, l'autorité du calife s'estompa à la périphérie de l'empire. La Tunisie et la Tripolitaine prirent leur autonomie sous la conduite des Aghlabides, l'Égypte sous celle des Toulounides. La Transoxiane et le Khorasan se trouvèrent successivement sous la domination des Tahirides, des Saffarides puis des Samanides. Le pouvoir abbasside acheva de s'affaiblir avec la fondation du califat schismatique fatimide, mais surtout, en matière de politique interne, avec l'importance croissante des vizirs et des émirs turcs. En 936 est créée la fonction de grand émir dont le pouvoir est très étendu, tant dans le domaine militaire que dans les finances. Au début du XIe siècle, la tribu turque des Oghouzes, dominée par le clan des Seldjoukides, envahit les provinces orientales de l'empire arabe puis l'Iran. En 1055, leur chef Tuğrul Bey prit Bagdad et se fit reconnaître comme sultan. Son ambition affichée était de réinstaurer la légitimité d'un pouvoir sunnite face aux Bouyides chiites et au califat fatimide qui avait progressé vers l'Égypte puis jusqu'en Syrie et au Hedjaz, et de reprendre possession au nom du calife les villes saintes de La Mecque, de Médine et de Jérusalem. De fait, le pouvoir seldjoukide s'empara de la Syrie (mais les Croisés prirent Jérusalem en 1099) et l'Asie mineure. Mais rapidement des rivalités se firent jour entre les différents clans turcs et le pouvoir des sultans diminua. À la suite de la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212, les Almohades sont affaiblis et leur empire se morcelle au profit des rois des Taïfas en al-Andalus des Zianides du Maghreb Central et des Hafsides, et voit l'émergence desMérinides au Maghreb al-Aksa qui prennent Fès en 1244. Les Almohades, qui doivent désormais payer tribut aux Mérinides et ne contrôlent plus que la région de Marrakech, sont finalement éliminés par ces derniers en 1269. Al-Mustansir, un membre de la famille abbasside, se réfugia en Égypte où Saladin avait détruit la dynastie fatimide en 1171 et que dirigeaient les Mamelouks depuis 1250. Le sultan mamelouk Baybars fit reconnaître Al-Mustansir comme calife afin de légitimer son autorité politique. Mais, de fait, la lignée de calife qui subsista sous le sultanat mamelouk n'avait plus la moindre parcelle de pouvoir et possédait un titre purement honorifique. En 1517, le sultan ottoman Selim Ier conquit l'Égypte, mettant fin au sultanat mamelouk. Dès le début de la Grande Guerre en 1914, les Jeunes Turcs font émettre des fatwas qui proclament le Djihad contre l'Entente et exhortent les musulmans du monde à rejoindre les forces califales. Cet appel, pourtant relayé intensément par la propagande allemande et ottomane, sera un échec total. La politique panislamique a échoué5. Le 5 mars 1924, une tentative pour le rétablir est lancée par le chérif de La Mecque Hussein ben Ali (aïeul de la dynastie régnant actuellement en Jordanie), allié des Britanniques durant la Première Guerre mondiale. Son objectif est la fonction de calife du monde musulman. Cette auto-proclamation unilatérale effraie plusieurs états de la région, notamment le sultanat du Nejd, puissance régionale, sur laquelle règne la dynastie des Saouds (à l'époque Abdel Aziz ibn Saoud) qui contrôle les lieux saints. Avec la complicité des Britanniques, l'armée du Nedj se lance dans une rapide campagne à la fin de 1924 qui aboutit à la prise de La Mecque le 13 octobre 1924 et à la conquête du reste du Hedjaz. Hussein s'exile, le califat hachémite est terminé5.

    Après s'être réduit progressivement, le statut du calife ne fut plus que celui, symbolique, de « commandeur des croyants », et la réalité du pouvoir politique fut assurée par des dynasties non arabes.

    Le califat de Cordoue fut le califat occidental sur lequel régna la branche des Omeyyades dite des Omeyyades de Cordoue, concurrent des Abbassides dans la civilisation islamique alors à son apogée. Son extension maximale atteint plus de 80 % de la péninsule Ibérique et fait suite aux invasions musulmanes en Europe occidentale.

    Le nom « califat occidental » correspondant à Cordoue s'oppose au « califat abbasside » situé à Bagdad, pendant la période de leur coexistence.

    En 1517, Selim Ier s'empare du Caire, et envoie le Calife de l'époque, al-Mutawakkil, en résidence surveillé à Constantinople, sa régence au Caire est assuré par son père al-Mustamsik, qui avait abdiqué en sa faveur en 1506. Al-Mutawakkil revient d'exil en 1521, reprend la dignité califale et meurt en 15415. Une tradition datant de la fin du XVIIIe siècle rapporte que la dynastie ottomane a voulu perpétuer l'institution suprême de l'islam en assumant à son tour le titre de calife6. Ce fait est invérifiable et largement mis en doute par les historiens arabes.

    Au XIXe siècle, une des deux grandes conceptions de ce que doit être l'Empire repose sur un système politique fondé sur l'Islam, dirigé par un sultan-calife respectueux de la charia (l'autre voulant un état moderne, une monarchie constitutionnelle reposant sur l'idéologie des Lumières, notamment sur les concepts de souveraineté de la loi, de citoyenneté et d'égalité). Des groupes politiques, comme les Jeunes Ottomans, adhérent à cette conception, un de leurs intellectuels principaux, Nâmiq Kamâl, propose par exemple une « union de l'Islam » sous l'égide du califat, à l'image des Italiens, des Slaves ou des Allemands, les croyants étant une nation comme les autres, avec la même religion et la même culture, et donc devant obéir au même état. Le califat voit sa dimension religieuse éludé au profit de sa dimension politique. Ces idées sont très à la mode en 1876, au moment où le sultan ottoman Abdülhamid II parvient au trône. Il tente alors de mettre en place cette politique, qualifié de « panislamique »5. La constitution de 1876 affirme que « le sultan en tant que calife est protecteur de la religion musulmane ».

    Celui-ci tente tout d'abord d'utiliser comme les Jeunes Turcs le Califat à son avantage, en mobilisant les musulmans du monde contre les Occidentaux. À l'automne 1919, il fonde une société secrète nommé « al-Muvahhidîn » (Les Monothéistes) dont le but est la création d'une fédération d'état musulman. C'est un échec, le sultan-calife Mehmed VI refusant de la patronner. Mustapha Kemal et son entourage, influencé par la Révolution Française et se méfiant de la monarchie ottomane, prennent alors cette décision comme prétexte pour considérer celui qu'ils appellent « le sultan-calife des anglais » comme un traitre. La formation de la Grande Assemblée Nationale de Turquie par Kemal et les nationalistes en avril 1920 et les trois années de guerre qui s'ensuivent portent d'abord un coup fatal au sultanat, le 22 octobre 1922, puis au Califat le 3 mars 19245.

    Le dernier et 101e calife (en partant d'Abu Bakr) de la maison ottomane, Abdul-Medjid, mourut en exil à Paris, en 1944. Il fut enterré dans la ville sainte de l'islam, Médine, en Arabie Saoudite7.

    Des historiens et des spécialistes du monde musulman considèrent qu'il n'existe plus après 1925 ni calife ni califat sur tout ou une grande partie du monde musulman8,9.

  4. Louis-Philippe Ier — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Philippe_Ier
    • Décès
    • Enfance
    • Éducation
    • Origines
    • Carrière militaire
    • Biographie
    • Famille
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    • Conséquences
    • Événements
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    • Résumé
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    • Synopsis
    • Mort
    • Naissances

    Louis-Philippe Ier, né le 6 octobre 1773 à Paris en France et mort le 26 août 1850 à Claremont au Royaume-Uni, est le dernier roi français. Il règne de 1830 à 1848 sur la France, avec le titre de « roi des Français ». Bien moins traditionaliste que ses prédécesseurs, il incarna un tournant majeur dans la conception et l'image de la royauté en France.

    Louis-Philippe d'Orléans est né au Palais-Royal à Paris le 6 octobre 1773 et il est ondoyé le même jour par André Gautier, docteur en Sorbonne et aumônier du duc d'Orléans, en présence de Jean-Jacques Poupart, curé de l'église Saint-Eustache à Paris et confesseur du roi1. Petit-fils de Louis-Philippe d'Orléans, duc d'Orléans, il est le fils de Louis Philippe Joseph d'Orléans, duc de Chartres (1747-1793), (connu plus tard sous le nom de « Philippe Égalité ») et de Louise Marie Adélaïde de Bourbon, Mademoiselle de Penthièvre (1753-1821). Il est titré duc de Valois de sa naissance à la mort de son grand-père en 1785, puis, son père ayant relevé le titre de duc d'Orléans, duc de Chartres. Louis-Philippe prend garde à se conduire modestement et bourgeoisement, envoyant ses fils au lycée Henri-IV. Néanmoins, cette « comédie des manières simples » ne correspond quimparfaitement au caractère de Louis-Philippe, qui possède l'« orgueil de sa race » et est entiché de sa naissance12. Au lendemain de la mort de Louis XVIII, il obtient ainsi le rang d'altesse royale accordé par Charles X. De même, grâce au nouveau roi, il est le plus grand des indemnisés de la loi du milliard aux émigrés de 18257.

    Son éducation est dans un premier temps confiée à la marquise de Rochambeau, nommée gouvernante et à Madame Desroys, sous-gouvernante3. À l'âge de cinq ans, le jeune duc de Valois passe entre les mains du Chevalier de Bonnard nommé sous-gouverneur en décembre 17773. À la suite des intrigues de la comtesse de Genlis, proche du duc et de la duchesse de Chartres, Bonnard est congédié au début de l'année 1782, alors que la comtesse de Genlis est nommée Gouvernante des enfants royaux. Cette dernière, adepte dune pédagogie rousseauiste et moralisatrice, subjugue Louis-Philippe qui confie dans ses Mémoires4 qu'en dépit de sa sévérité, il a été adolescent quasiment amoureux delle5.

    Comme son père le duc d'Orléans, Louis-Philippe, devenu duc de Chartres en 1785, est un partisan de la Révolution française. Sous l'influence de sa gouvernante, Madame de Genlis, il entre au club des Jacobins et soutient notamment la formation de la Constitution civile du clergé3.

    Entamant une carrière militaire, le duc de Chartres prend le commandement le 1er juin 1791, du 14e régiment de dragons avec le grade de colonel. Il est promu maréchal de camp le 7 mai 1792, puis il participe à la tête de la 4e brigade en tant que lieutenant-général aux batailles de Valmy, Jemappes où il joue un rôle non négligeable en évitant la retraite du centre lors du premier assaut, et Neerwinden (son titre de lieutenant-général au service des armées républicaines lui vaut d'ailleurs son inscription sur larc de triomphe de l'Étoile)6.

    Il est proscrit par le gouvernement révolutionnaire, accusé de collusion avec le « traître » Dumouriez. Pendant la Terreur, son père est jugé et exécuté le 6 novembre 1793. Il passe en Suisse où il exerce le métier de professeur au collège de Reichenau dans les Grisons sous le nom de Chabaud-Latour mais sa fausse identité est démasquée, l'obligeant encore à émigrer. Les années suivantes, toujours sous un nom d'emprunt, il visite les pays scandinaves, part pour une expédition en Laponie qui le conduit jusqu'au cap Nord. « Premier Français à gagner le cap Nord, il en garde fierté et envoie en 1838, une frégate porter sur les lieux son buste8 en bronze9 ».

    En 1809, Louis-Philippe met fin à de vagues projets de mariage avec la fille du roi Georges III, Élisabeth de Hanovre, qui rencontrent de nombreuses difficultés11. Il se réfugie en Sicile et épouse Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles et fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles (elle est la nièce de Marie-Antoinette, sœur de sa mère et donc cousine de Louis XVII et de Madame Royale). Le couple s'installe alors à Palerme, au palais d'Orléans, et ils ont dix enfants.

    Par deux fois en 1808 et 1810, Louis-Philippe tente de prendre les armes en Espagne contre les armées napoléoniennes mais voit ses projets contrariés par le refus du gouvernement britannique3. Après labdication de Napoléon Bonaparte en 1814, Louis-Philippe rentre vivre en France, où il reçoit le titre de duc dOrléans que portait son père, et se voit restituer le Palais-Royal. Sous la Restauration, les règnes de Louis XVIII et de Charles X, la popularité de Louis-Philippe grandit. Il incarne une opposition mesurée à la politique des ultras du royalisme et ne rejette pas l'intégralité de la Révolution française. Opposition qui s'illustre notamment par sa réprobation de la Terreur blanche et son exil volontaire en Angleterre entre 1815 et 18173. En 1830, la révolution des « Trois Glorieuses » renverse Charles X, qui abdique (avec le contre-seing de son fils le dauphin Louis de France) en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux. Cependant les députés instituent le duc dOrléans comme lieutenant-général du Royaume le 30 juillet 18305 et Charles X prend finalement le chemin de l'exil. Louis-Philippe d'Orléans se fait proclamer roi des Français par la Chambre des députés le 9 août 1830, par la grâce d'une charte valant constitution. Ce nouveau titre, déjà porté par Louis XVI de 1789 à 1792, est une innovation constitutionnelle liant la nouvelle monarchie populaire au peuple, et non plus au pays, au territoire. Il s'agit donc d'une monarchie contractuelle fondée sur un Pacte entre le roi et les représentants de la nation13. À partir de 1842 commence l'installation en Côte d'Ivoire, par le traité de Grand-Bassam18. Les troupes françaises s'emparent d'abord de la zone lagunaire.

    Un autre symbole fort de la nouvelle monarchie, appelée « monarchie de Juillet », est lusage du drapeau tricolore pour remplacer le drapeau blanc de la Restauration. Cette arrivée au pouvoir à la faveur dun soulèvement populaire vaut à Louis-Philippe lhostilité des cours européennes et le surnom de « roi des barricades » ou encore « roi bourgeois ».

    Les partisans de « Henri V », qui contestent la légitimité de l'accession au trône de Louis-Philippe, font partie des légitimistes qu'on désigne comme les henriquinquistes. En effet, les « vrais » légitimistes considèrent que Charles X est toujours roi et que son abdication est nulle, Louis-Philippe étant considéré comme un usurpateur. Sa légitimité est non seulement remise en cause par le comte de Chambord, mais aussi par les Républicains. Louis-Philippe gouverne donc au centre regroupant la tendance royaliste (orléaniste) et libérale14.

    En 1832, la fille de Louis-Philippe, Louise, devient la première reine des Belges en épousant Léopold Ier.

    En signe d'Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni, le roi Louis-Philippe reçoit la reine Victoria dans son château d'Eu, à deux reprises en 1843 et 1845, tandis qu'il rend visite à la souveraine britannique au château de Windsor en 1844.

    Le soutien donné d'abord au parti du « Mouvement » dirigé par Adolphe Thiers fait place au conservatisme incarné par François Guizot. Sous sa conduite, les conditions de vie des classes populaires se détériorent, les écarts de revenus augmentant considérablement. Une crise économique en 1846-1848 et les scandales liant des personnalités du gouvernement (affaire Teste-Cubières, affaire Choiseul-Praslin), joints aux actions du parti républicain qui organise la campagne des Banquets, amènent le peuple à une nouvelle révolution contre le roi lorsque celui-ci interdit le banquet du 22 février 1848, entraînant la démission de Guizot le 23 février5.

    Dans la semaine précédant la révolution, le roi ne prend pas conscience de la gravité des événements qui se préparent. Le prince Jérôme Napoléon essaie, lors dune visite aux Tuileries, de len avertir. Il raconte la scène à Victor Hugo, qui la rapporte dans ses carnets à la date du 19 février. Le roi se contente de sourire et de dire :

    « Mon prince, je ne crains rien. » Et il ajoute : « Je suis nécessaire20. » Devant le déroulement de linsurrection, Louis-Philippe abdique21 le 24 février 1848 en faveur de son jeune petit-fils, le Comte de Paris, « Louis-Philippe II » (son fils et héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, étant mort dans un accident à Neuilly-sur-Seine en 1842) :

    Craignant de subir le même sort que Louis XVI et Marie-Antoinette, il se déguise et quitte Paris pour Dreux, où il passe la nuit.

    Louis-Philippe meurt le 26 août 1850 dans son lieu d'exil et est inhumé dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge. En 1876, son corps ainsi que celui de sa femme la reine Marie-Amélie, morte le 24 mars 1866, sont ramenés à la chapelle royale Saint-Louis, nécropole familiale que sa mère a fait construire en 1816 à Dreux, et qu'il a lui-même fait agrandir pendant son règne.

    1804 : Élisabeth du Royaume-Uni (1770-1840), fille du roi George III ; le mariage n'aboutit pas. 1809 : Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, princesse des Deux-Siciles (1782-1866), fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de l'archiduchesse Marie-Caroline d'Autriche.

    • Lui-même
    • Lui-même (lieutenant-général du royaume), Charles X (roi de France)
  5. Causes de la Première Guerre mondiale — Wikipédia

    fr.wikipedia.org/wiki/Causes_de_la_Première...

    22 hours ago · Le nouveau roi, Pierre I er, ayant déclaré souhaiter régner et non gouverner [83], le pouvoir passe au parti radical, majoritaire au parlement de Belgrade; ce parti souhaite la mise en place d'une monarchie constitutionnelle et le rassemblement de l'ensemble des populations serbes dans un seul état [84].

  6. Jean-Charles Snoy et d'Oppuers - Wikipedia

    nl.wikipedia.org/wiki/Jean-Charles_Snoy_et_d'Oppuers

    1 day ago · Quelques aspects du fonctionnement de la monarchie constitutionnelle, in: Revue Générale de Belgique, 1959 Le malaise de la fonction publique , in: Revue Générale de Belgique, 1960 Le caractère évolutif des institutions européennes et l'acheminement nécessaire vers la grande Europe , in: Revue de l'Institut belge de sciences politiques ...