Céline Quatennens dénonce « des années » de « violences physiques et morales », le député dément
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Céline Quatennens dénonce « des années » de « violences physiques et morales », le député dément

C’est la première fois que l’épouse d’Adrien Quatennens, député du Nord, s’exprime dans les médias depuis que son compagnon a reconnu lui avoir infligé une gifle. Céline Quatennens réfute la version donnée par l’élu de la France insoumise, évoquant des violences sur le long cours sans « contexte d’agressivité mutuelle ». Par la voix de son avocate, l’élu conteste ces déclarations.

Le député La France Insoumise (LFI) Adrien Quatennens, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 22 septembre 2020.
Le député La France Insoumise (LFI) Adrien Quatennens, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 22 septembre 2020. | THOMAS COEX / AFP
  • Le député La France Insoumise (LFI) Adrien Quatennens, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 22 septembre 2020.
    Le député La France Insoumise (LFI) Adrien Quatennens, lors d’une séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 22 septembre 2020. | THOMAS COEX / AFP

Céline Quatennens, l’épouse du député LFI du Nord Adrien Quatennens, a dénoncé mercredi 23 novembre 2022 auprès de l’AFP des « colères », des « crises » et « des violences physiques et morales » de sa part depuis « plusieurs années », réfutant tout « contexte d’agressivité mutuelle ».

Quelques heures plus tard, Me Jade Dousselin, l’avocate de l’élu a réagi dans un communiqué : « Mon client conteste les déclarations. »

Des violences sur le long cours selon Céline Quatennens

« Cela fait plusieurs années que je subis ses colères, ses crises, des violences physiques et morales. Au cours de ces dernières années, j’ai voulu le divorce à trois reprises, à chaque fois sous la pression je suis revenue en arrière », a assuré Céline Quatennens, dans un communiqué dont l’authenticité a été confirmée par son avocat.

Adrien Quatennens, qui a reconnu le 18 septembre des violences à l’encontre de son épouse dans un communiqué et n’a plus siégé à l’Assemblée nationale depuis, doit être entendu le 13 décembre à huis clos par un procureur dans une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, parfois dite « plaider-coupable »).

Un souhait de « rééquilibrer les choses »

« Face aux déclarations de Monsieur Quatennens arguant médiatiquement d’une seule gifle dans un contexte d’extrême tension et d’agressivité mutuelle, je ne peux rester dans le silence face à des propos que j’estime mensongers », a développé Céline Quatennens.

Dénonçant « une version très personnelle », elle assure prendre la parole « contre son gré » mais pour « rééquilibrer les choses ». « Il m’est désagréable que mon mari minimise les faits publiquement en jetant le discrédit sur ma personne », a-t-elle ajouté.

Dans un long communiqué le 18 septembre, l’élu évoquait notamment « des disputes » depuis l’annonce par sa femme de sa volonté de divorcer, précisant par exemple lui avoir « saisi le poignet » au cours de l’une d’elles. Il admettait aussi lui avoir « donné une gifle », il y a « un an », « dans un contexte d’extrême tension et d’agressivité mutuelle ».

Adrien Quatennens dément

L’avocate a publié sur le réseau social Twitter un communiqué expliquant que son client « conteste » ces déclarations, qui « interviennent dans le cadre des négociations tendues à l’occasion de son divorce et de désaccord sur les modalités financières et sur la garde de leur enfant ».

Et son conseil rappelle que la procureur « a décidé de ne pas renvoyer mon client devant un tribunal mais sous la forme d’une reconnaissance préalable de culpabilité. La plupart des accusations n’ont pas été retenues contre lui. Aucun fait de violences répétées, ni de harcèlement […] n’ont été retenus par le parquet. »

Le communiqué conclut : « Il attend désormais la conclusion de la procédure en cours. »

Un retour à l’Assemblée nationale qui était prévu

En retrait de sa fonction de coordinateur politique de La France insoumise depuis cette date, le député a fait savoir à son entourage mi-novembre qu’il souhaitait reprendre sa place sur les bancs de l’Assemblée maintenant que son congé maladie est terminé.

Le mouvement travaille depuis « collectivement » aux « modalités de son retour », sur le principe duquel le groupe s’est mis d’accord, malgré les pressions d’autres partis politiques et d’associations féministes.

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