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Albert II de Monaco : Les graves accusations de sa fille !

Publié le 3 août 2015

À 23 ans, reconnue depuis seulement neuf ans par Albert II de Monaco, Jazmin Grace Grimaldi vient d’accorder sa toute première interview. Elle en profite pour accuser ce � père � trop longtemps absent.

De Grace Kelly, elle a la blondeur, le sourire lumineux, la perfection des traits et cette classe naturelle qui ne peut ni s’apprendre ni s’acheter. Elle en porte aussi le prénom et le nom, puisque cette jeune Américaine se nomme Jazmin Grace Grimaldi, qu’elle est la fille du prince Albert de Monaco et, donc, la petite-fille de Grace de Monaco.

Elle a déjà 23 ans, mais c’est seulement la semaine dernière qu’elle a donné sa toute première interview au prestigieux magazine d’outre-Atlantique Harper’s Bazaar. Elle s’y livre comme jamais et évoque l’image de cette grand-mère qu’elle n’a pas pu connaître.

Mais la jeune femme en profite aussi pour lâcher quelques vérités à propos de son père ; des vérités qui, pour le prince, n’ont pas forcément été agréables à entendre. Pour bien comprendre tout le poids de ce que Jazmin avait sur le cœur, il faut, d’abord, remonter le temps.

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Elle est ce que l’on appelait autrefois une « enfant de l’amour », c’est-à-dire née hors mariage, d’une liaison que son prince de père a eue, à l’été 1991, sur la Côte d’Azur avec sa mère : Tamara Rotolo, une jeune serveuse de pizzeria californienne, qui s’était offert des vacances en France.

Résultat de cette idylle aussi brève qu’intense : la naissance d’une petite Jazmin, le 4 mars suivant ; une fille « naturelle », donc. C’est pour cette raison que, très longtemps, son existence est restée soigneusement cachée, et qu’elle a eu l’enfance et l’adolescence de n’importe quelle jeune Américaine. Ces années, elle les a passées à Palm Springs, en Californie, auprès de sa mère.

Existence normale, peut-être, mais cela ne signifie pas que la fillette était maintenue dans l’ignorance de la prestigieuse lignée à laquelle elle se rattachait par son père. Qu’elle soit la fille d’un prince, sa mère, qui avait engagé dès 1992 une demande de reconnaissance en paternité visant AlbertII de Monaco, n’en a jamais fait mystère. Elle le lui a dit, lui a transmis les messages qui, au fil des ans, arrivaient de la principauté.

Jazmin a aussi grandi dans le culte et ­l’admiration de Grace, dont elle porte en second le prénom, et dont elle sait fort bien que celle-ci est sa grand-mère.

« Quand j’étais petite, ma maman me montrait des photos d’elle, mais je n’avais pas conscience que c’était une telle icône, se souvient-elle, dans son interview à Harper’s Bazaar. J’adore les images où elle est décalée et souriante. Il y en a une où elle est en maillot de bain, tenant une orange sur un bâton, le regard plein d’excitation, elle a l’air tellement naturelle et insouciante ! L’un de mes premiers et meilleurs souvenirs concernant ma grand-mère, c’est quand j’ai regardé High Society*. C’est là que j’ai réalisé pour la ­première fois qu’il y avait une connexion entre nous. Je suis passionnée par le jeu, le chant et la danse. J’ai vu cela en elle dans ce film. Ça m’a donné la chair de poule. »

Cette existence préservée, presque anonyme, cesse brusquement en 2006 ; le destin de l’adolescente bascule. Nous sommes le 1er juin, Jazmin a 14 ans. Ce jour-là, Albert de Monaco, prince régnant depuis onze mois, reconnaît officiellement être son père ! Elle devient Jazmin Grace Grimaldi, nom prestigieux qu’elle n’a pas cessé de porter depuis.

Deux mois après cette reconnaissance, coup de théâtre : Jazmin vient, accompagnée par sa mère, passer ses premières vacances à Monaco, afin de mieux faire connaissance avec ce père célèbre dans le monde entier. De son côté, Albert voulait absolument avoir de vrais rapports paternels avec cette fille qui était bel et bien la sienne.

Y a-t-il réussi ? Si l’on en croit la jeune femme interrogée par le magazine américain, la réponse à cette question doit être quelque chose comme : « oui et non ». Car si Jazmin se montre élogieuse envers son père, ses propos ne sont pas non plus exempts de reproches, dont on sent bien qu’ils pèsent encore lourds sur son cœur et dans lequel ils resteront probablement gravés à jamais.

Que dit-elle ? Ceci : « Ne pas avoir eu cette figure paternelle, ça m’a manqué. C’est merveilleux que ce soit arrivé, peu importe le moment, et nous entretenons depuis une formidable relation. »

Jasmine Grace Grimaldi
Jazmin Grace Grimaldi

Pudique

Formidable relation, nous n’avons aucune raison d’en douter, bien sûr. Seulement, il y a ce manque, ce père absent dont on sent combien l’enfant, puis l’adolescente, a souffert, même si, pudique, elle ne s’étend pas trop sur ce sujet douloureux.

À 23 ans, jeune femme adulte et épanouie, Jazmin Grace Grimaldi sait qu’on ne rattrape pas le temps perdu, que ce père qui ne l’a pas vue grandir et découvrir la vie près de lui ne pourra peut-être jamais avoir avec elle les rapports qu’il aurait eus s’il l’avait reconnue et accueillie dès sa naissance.

Et il est probable que le prince Albert de Monaco s’en rend compte lui-même. Il a simplement de la chance que Jazmin soit si remarquablement équilibrée. Elle qui, récemment, après une visite à Monaco où elle a découvert les deux bébés mis au monde par Charlène, s’exclamait : « J’ai tellement hâte d’être une grande sœur pour Jacques et Gabriella, et de les regarder grandir ! Ils ont ces grands yeux bleus magnifiques et se tiennent déjà si bien ! »

Une chose paraît donc certaine : on va très souvent revoir Jazmin Grace à Monaco, dans les années qui viennent…

* Haute société, en français. Film de 1956, dans lequel Grace Kelly partage l’affiche avec Frank Sinatra, Bing Crosby et Louis Armstrong. Il s’agit du dernier tournage de l’actrice, avant de devenir princesse de Monaco.

Didier Balbec