Mouvement révolutionnaire 14 Juin

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Mouvement Révolutionnaire 14 de Junio
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Logotype officiel.
Présentation
Fondation
Disparition
Chef Manolo Tavárez Justo

Représentation
Représentation régionale
Orientations
Idéologie Communisme, Anti-impérialime
Informations

Le Mouvement Révolutionnaire 14 Juin, aussi connu sous le nom de Groupement Politique 14 Juin, abrégé 14J (et 1J4) était un mouvement guérillero d'extrême gauche en République Dominicaine qui luttait contre la dictature de Rafael Leónidas Trujillo et qui était dirigé par les avocats et activistes dominicains Manolo Tavárez Justo et Minerva Mirabal qui parvint à couvrir presque tout le territoire dominicain avec quelque 300 militaires.

Le 14 juin 1959, des troupes du Mouvement de Libération Dominicaine, un groupe de dominicains exiliés qui, après avoir réuni fonds, équipes et personnes ; se trouvant en Cuba pour s'entraîner à la guerre de guérillas et soutenus par Fidel Castro, débarquèrent dans plusieurs villages du nord de la République Dominicaine sous la direction du commandant Enrique Jiménez Moya.

Cette insurrection armée a été mise en déroute militairement par l'Armée et la Force Aérienne dominicaines aux ordres de Trujillo.

Celle-ci a inspiré le nom d'un groupe politique organisé pour la résistance interne : le Mouvement 14 Juin. Tavares Justo était le président du 14J. Un homme appelé Pipe Faxas Chant était son secrétaire général et Leandro Guzmán était le trésorier. Peu de temps après l'échec de l'insurrection, le Mouvement de Libération Dominicaine organisa autres conspirations, jusqu'au début des années 1960.

Parti politique[modifier | modifier le code]

En 1960 sont entamées des discussions pour créer un mouvement qui regroupe et consolide tous les groupes antitrujillistas qui existaient. Il a été décidé de fonder une organisation révolutionnaire du nom de Mouvement Révolutionnaire 14 Juin, en hommage aux Dominicains de la "Gesta de Constanza, Maimón et Estero Hondo", desquels ils adoptèrent également le "Programme Minime".

Au cours des nuits froides de janvier, des membres furent tués, d'autres torturés ou arrêtés. Tavárez fut détenu dans la prison "40" avant d'être transféré à la prison de Puerto Plata. Le déplacement à Puerto Plata Argent avait pour objectif d'obliger les sœurs Mirabal, toutes deux mariées à des prisonniers, à voyager constamment vers cette ville, et à utiliser la dangereuse route qui traversait les montagnes. Ceci permit au régime de commettre un crime : les trois sœurs furent assassinées tandis qu'elles rentraient de Puerto Plata.

La cruelle répression menée contre les membres du 14J a produit un sentiment d'indignation généralisé au sein de la population dominicaine, augmentant significativement le nombre de mécontents du régime.

Sortie de la clandestinité[modifier | modifier le code]

Le 8 juillet 1960 le 14J annonce sa sortie de l'ombre et son reconversion en parti. Le 30 juillet est organisée l'Assemblée Constitutive avec des délégués de tout le pays.

Quelques Membres[modifier | modifier le code]

  • Manuel Aurelio Tavarez Justo, président
  • Domingo Antonio Peña Castillo (La Cuca)
  • Minerve Mirabal
  • Magaly Pineda
  • Rafael Taveras,
  • Luis Genao Espaillat
  • Leandro Guzmán
  • José A. Fernandéz Caminero
  • Félix Germán, père
  • Luis Álvarez Pereyra
  • Lino Mercedes Cordero García
  • Ramón "Moncho" Isidoro Imbert R.
  • Miguel Ángel Mitra
  • Vinicio Echavarria
  • Ramiro Alfredo Manzano Bonilla
  • Rafael Alburquerque Zayas Bazán
  • Asela Morel Pérez
  • Manuel Baquero Ricart
  • Tomasina Cabral Mejía
  • Dr. Fe Maria Violeta de Jesus Guzmán
  • Luis Gómez Pérez
  • Santiago Javier (Rapa Coco) Cury
  • Marco A. Pérez Collado
  • Brenny Daniel
  • Francisco A. Campos Villalón
  • Rafael Mejía Lluberes (Rogelio)
  • Rafael Pérez Modesto
  • Francisco Carvajal Martínez (Bueyón)

Actions de 1963[modifier | modifier le code]

Le 14J devint alors la troisième force politique et la principale organisation anti-impérialiste. A travers son leader, Manuel Aurelio Tavárez Justo (aussi connu sous le nom de "Manolo"), elle avait alerté le président Juan Bosch sur la possibilité d'un putsch contre lui soutenu par l'Église, la bourgeoisie, les militaires et l'ambassade des États-Unis. A Saint-Domingue, il affrima : "S'ils rendent impossible la lutte pacifique du peuple, le "14 juin" sait très bien où ils sont les montagnes escarpées de Quisqueya; et vers elles…vers elles nous irons, en suivant l'exemple et pour réaliser l'oeuvre des Héros de juin 1959, et dans ces montagnes nous maintiendrons allumée la torche de la liberté, l'esprit de la Révolution… Parce qu'il ne nous restera pas, alors, d'autre alternative, que celle de la Liberté ou la Mort!"

Après le coup d'Etat du 25 septembre 1963 et un triumvirat présidé par Emilio de los Santos, le Mouvement Révolutionnaire “14 juin”, mit en marche une insurrection la nuit du 28 septembre, avec 6 fronts guérilleros, qui avait pour revendications le retour à l'ordre institutionnel et le remplacement de la Constitution de 1963.

Sur le plus important des fronts, situé à Las Manaclas, se trouvait Manolo Tavárez Justo, qui était alors le commandant général de la guérilla.

Avec une faible et pauvre préparation aussi bien physique que militaire, associée à un environnement politique national dominé par la droite et avec une résistance urbaine rare et inefficace, le mouvement insurgé s'est vite épuisé, au bout de 21 jours 4 et 6 fronts étaient desmembrados avec l'aggravant, ainsi que se consigne dans le Quotidien de la Guérilla des Manaclas, de que plus de la moitié des membres du principal front guérillero étaient au bord de l'éffondrement ou capturés. Vingt-neuf hommes perdirent la vie, et Manolo Tavárez Justo fut capturé vivant puis fusillé, malgré les garanties données.

L'exécution de Tavárez Justo provoqua la démission du président Santos, et inspira la lutte contre ceux qui avaient effectué le putsch en 1963.

La guérilla[modifier | modifier le code]

En plus des protestations et des grèves organisées contre le Triumvirat, le 14J mena une guérilla en divers endroits de la République Dominicaine en demandant le rétablissement de la constitutionnalité.

L'objectif était que chaque groupe opérât en tant qu'unité indépendante à des fins insurrectionnelles. C'est pourquoi ils ne devaient pas être ni trop petits ni trop grands, cela en raison des risques d'espionnage.

Participation en 1965[modifier | modifier le code]

Son leader capturé et fusillé à las Manaclas après que le foyer guérillero qu'il dirigeait a échoué, les autres prisonniers et exiliés, le 14J enregistrait une critique situation interne qui le menaçait de perdre sa position d'organisation de masse.

Le 14J, encore avec sa crise interne, s'est intégré à la lutte dans la Guerre civile dominicaine de 1965 qu'organisa et dirigea le Parti Révolutionnaire Dominicain avec José Francisco Peña Gómez à sa tête ; à partir du 25 avril, lorsque son Comité Central Provisoire prit la décision de développer le mouvement armé.

Son influence politique était telle qu'il parvint même à diriger la majeure partie des Commandos de résistance face aux troupes nord-américaines à Saint-Domingue, forme d'organisation armée que se donna le peuple pour faire face à la contre-révolution criolla et étrangère.

Les membres du 14J ont activement pris part, aux côtés du peuple, des militaires constitutionnalistes, du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD), du Parti Socialiste Populaire (PSP) et du Mouvement Populaire Dominicain (MPD), aux principaux événements militaires survenus pendant la Révolution d'Avril, dans la bataille du Pont Duarte, dans l'Opération Nettoyage de la zone nord de Saint-Domingue dirigée par la contrerévolution, dans les combats anti-yankees du 15 et du 16 juin ou encore dans la tentative d'assaut au Palais National où mourront, entre autres, le colonel Fernández Domínguez, alors leader du Mouvement Révolutionnaire “14 juin”, Juan Miguel Román, et d'autres dirigeants importants tels qu'Euclide Morillo.

Dissolution[modifier | modifier le code]

Le soulèvement d'avril 1965 terminé, la crise du 14J s'est accentuée. Il se disait que son rôle était déjà arrivé à son terme. Cette crise se terminera avec sa désintégration comme organisation politique en 1968.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Reporte Guerilla La Fogata
  • Tout Sur le 14 juin 1J4
  • Espinal, Flavio Darío "Constitucionalismo y procesos políticos en la República Dominicano" Pontificia Université Catholique Mère et Maîtresse. République Dominicaine 2003
  • Bermúdez, Marcel "La Guérilla que señalo un Horizonte". A 40 años de un sueño. Diario de la Guerrilla de Manaclas.