Évangélisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Évangélisme
Image illustrative de l’article Évangélisme
Culte à Faith Tabernacle.

Membres 660 millions en 2020
Localisation Monde entier

L'évangélisme, couramment nommé christianisme évangélique, protestantisme évangélique ou encore évangélicalisme, est une branche du christianisme.

Le terme « évangélique » est au départ un simple adjectif découlant du mot évangile. L’évangélisme a ses origines dans la Réforme protestante du XVIe siècle et les mouvements de Réveil qui ont suivi. L’évangélisme plonge plus particulièrement ses racines dans la Réforme radicale du XVIe siècle et sa conception de l’Église de professants. Les principaux mouvements d'églises évangéliques sont le baptisme, le pentecôtisme, le mouvement charismatique et le mouvement néo-charismatique. L’évangélisme est également présent dans d’autres branches du protestantisme. La plupart des dénominations chrétiennes évangéliques sont regroupées dans l'Alliance évangélique mondiale.

Le mot « évangélique » est souvent confondu, à tort, avec le mot « évangéliste », qui désigne les auteurs des évangiles canoniques ou la fonction d’un prédicateur[1].

Les chrétiens évangéliques ont essentiellement en commun l'importance qu'ils accordent à la conversion individuelle relevant d'un choix personnel et, par suite, de l'expérience de la « rencontre avec le Christ ». Ceci implique donc un changement de vie et une relation individuelle avec Dieu s'articulant autour de la lecture de la Bible et de la communion par la prière (personnelle ou en communauté). Le premier point de distinction d'une église chrétienne évangélique est la nouvelle naissance (conversion personnelle) et le baptême du croyant.

En 2020, selon le chercheur français Sébastien Fath du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le mouvement compterait environ 660 millions de croyants dans le monde[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

À partir de la fin du XVIIIe siècle, le terme anglais evangelical[3] commence à être utilisé dans le monde anglo-saxon pour désigner les groupements internes au protestantisme qui se distinguent du protestantisme établi par leur insistance sur la piété personnelle et sur le changement de vie, et parfois par un retour à l'orthodoxie religieuse protestante telle qu'elle avait été énoncée par les réformateurs, cela au cours d'un vaste mouvement qu'on appelle le grand réveil[4]. Cette utilisation du terme évangélique se répand dans la francophonie au cours de la seconde moitié du XXe siècle (terme et acception popularisés en France vers la fin des années 1960).

Le mot « évangélique » est souvent confondu à tort dans les médias généralistes avec le mot « évangéliste », qui désigne notamment, selon Le Petit Larousse, la fonction d’un prédicateur ou un des auteurs des évangiles canoniques[1],[5].

En français, le terme « évangélique », dont le sens premier est, selon le Larousse, « qui est relatif à l'Évangile, est contenu dans l'Évangile ou est conforme aux préceptes de l'Évangile »[6], était traditionnellement un quasi synonyme de « protestant ». Ce terme était par exemple couramment utilisé dans les noms des églises protestantes historique issues du luthéranisme ou du calvinisme - qui toutes se réclament de la fidélité à la Bible et particulièrement à l'Évangile - (par exemple : Église évangélique luthérienne de France).

Toujours selon le Larousse[6], en allemand, le mot « évangélique » (adjectif evangelisch ou substantif Evangelisch(en)) est généralisé pour désigner le protestantisme en général, à la suite de la fusion, à partir de 1817, des églises réformées et luthériennes sous la pression de l'autorité étatique, notamment dans les territoires prussiens[4]. Le mot « évangélique » est donc synonyme là aussi de « protestant » (luthérien ou réformé)[7].

Selon d’autres définitions, le terme évangélique au sens strict fait référence aux « Églises de professants »[8],[9].

Définition[modifier | modifier le code]

Caractéristiques communes aux évangéliques[modifier | modifier le code]

Baptistère dans l’église pentecôtiste (Pingstförsamlingen) de Västerås, en Suède, 2018.
Culte à Hillsong Church Londres, 2013.

Une définition commune est celle de l'historien britannique David Bebbington (en), qui résume les caractéristiques de la foi évangélique en quatre points[10],[11],[12] :

  1. Biblicisme : la Bible est la référence de la foi évangélique.
  2. Nouvelle naissance (conversion personnelle) : reconnaître l'œuvre du Christ par repentance et faire la démarche d'un choix personnel de donner sa vie à Jésus pour « recevoir » le « don » du Salut qui correspond à une nouvelle naissance (ou « régénération » en langage théologique). La profession de foi et le baptême du croyant par immersion sont l'expression de cette décision.
  3. Engagement : l'engagement évangélique se traduit par une implication par le bénévolat dans l'Église et le partage de l'Évangile avec tout le monde.
  4. Crucicentrisme : le caractère central de la crucifixion et de la résurrection de Jésus, thèmes fréquents dans les prédications et vus par les évangéliques comme un tournant dans l'histoire de l'humanité.

Les quatre points proposés par Bebbington font toutefois débat parmi les historiens[13] ou les sociologues[14] : ces caractéristiques, centrées sur l'individu, rendent difficilement compte de la variété théologique ou organisationnelle, des formes communautaires de protestantisme englobées sous l'appellation « évangélique », principalement mennonites, baptistes et pentecôtistes, mais qui est parfois utilisée pour désigner certains courants de confessions protestantes réformées ou anglicanes[15].

L’adhésion à la doctrine de l’Église de professants comme caractéristique particulière d’une église évangélique est également commune[8],[9]. Cette doctrine enseigne que l’on devient membre de l'Église par nouvelle naissance et profession de foi[16]. Le baptême est ainsi réservé aux croyants adolescents ou adultes (baptême du croyant)[17],[18]. Cette doctrine a son origine dans la réforme radicale au sein de l’anabaptisme[17].

Différences entre évangélisme et protestantisme[modifier | modifier le code]

La principale distinction des églises évangéliques par apport aux églises protestantes est la doctrine de l’Église de professants, bien qu’il existe une « tendance évangélique » plus large dans le protestantisme[8]. Les églises protestantes ont majoritairement une théologie libérale alors que les églises évangéliques ont majoritairement une théologie conservatrice ou modérée[19],[20]. Par exemple, en France, plusieurs dénominations évangéliques ont fondé le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) en 2010 qui se présente comme une voix distincte de la Fédération protestante de France[21].

Le mouvement est parfois qualifié de « néoprotestantisme » du fait de sa grande faculté d'adaptation aux codes de l'hypermodernité[1],[22].

Historique[modifier | modifier le code]

On ne peut pas attribuer la naissance des évangéliques à un seul événement en particulier, mais la Réforme protestante principalement, les guerres du XVIe siècle, la prise de parti de Luther en faveur de la noblesse allemande, le calvinisme, l'arminianisme et les mouvements du Réveil y ont leur part[23],[24].

Origines[modifier | modifier le code]

Il est généralement admis que le mouvement évangélique commence au XVIIIe siècle et qu'il se base historiquement sur la Réforme protestante[25]. En effet, les premiers à s'appeler « évangéliques » furent les Luthériens pour se distinguer des Calvinistes qui, eux, gardèrent le nom de Réformés[26].

Certains historiens et théologiens voient toutefois que les prémices de l'évangélisme se trouvent plutôt dans la Réforme radicale du XVIe siècle, principalement en raison du crédobaptisme[27],[28],[29]. Celle-ci est issue de la Réforme protestante mais va plus loin, notamment en refusant la participation des institutions politiques dans l'Église [30].

Réveils[modifier | modifier le code]

À partir de la fin du XVIIIe siècle, divers mouvements de Réveils ont lieu et plusieurs Églises dites « évangéliques » sont fondées à cette époque[31]. Le terme « évangélique » se répand à la suite de ces mouvements de Réveils : c'est donc le nom que choisissent les chrétiens qui prônent un retour à l'Évangile.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle a vu un développement très fort des églises évangéliques, notamment au travers du second grand réveil et du troisième grand réveil. Au courant du XIXe siècle, les megachurches, des églises comptant plus de 2 000 personnes dans l’assemblée, ont commencé à se développer[32]. La première megachurch évangélique, le Tabernacle métropolitain comptant un auditorium de 6 000 places, a été inaugurée en 1861 à Londres au Royaume-Uni par le pasteur Charles Spurgeon[33].

Réveils évangéliques francophones[modifier | modifier le code]

Le réveil protestant francophone se produit au XIXe siècle, porté par des missionnaires moraves, britanniques et suisses. Le prédicateur baptiste suisse Henri Pyt touche de nombreuses personnes dans plusieurs régions, particulièrement à Genève, puis dans le Nord de la France, en Eure-et-Loir, au Pays basque et à Paris[34], ce qui conduisit à la fondation de la Fédération des Églises évangéliques baptistes de France[35].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle est aussi marqué par l'émergence des megachurches et du télévangélisme. Une précurseure de ces deux tendances est l'évangéliste canadienne évangélique Aimee Semple McPherson, fondatrice de la megachurch International Church of the Foursquare Gospel à Los Angeles, qui est la première femme à utiliser la radio en 1922 pour atteindre un public plus large[36]. Bien que l'accès aux media ait été à la disposition de tous les groupes religieux, il semble que ce soit l'évangélisme qui en ait tiré le profit maximum[37]. Il y a aujourd'hui des centaines de megachurches évangéliques dans le monde[38].

Parmi les très nombreux télévangélistes qui ont atteint un vaste public, l'histoire retiendra sans aucun doute le nom de Billy Graham, un prédicateur baptiste actif mondialement qui parvient à prêcher publiquement dans les pays communistes d'Europe et bénéficie d'une popularité à l'égal des présidents des États-Unis dans l'opinion américaine[39].

En France, la Mission évangélique tzigane, d'obédience pentecôtiste, est lancée en 1954 par le pasteur Clément Le Cossec et touche plus de 100 000 tziganes[40].

En , le TopChrétien, un portail web chrétien évangélique et un réseau social, est lancé par Éric Célérier, pasteur chrétien des Assemblées de Dieu de France et Estelle Martin, une Suissesse[41],[42]. En 2009, le site comptait 1,2 million de visites par mois[43].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Glory Dome, affilié à Dunamis International Gospel Centre, à Abuja, au Nigeria

Au Nigeria, des megachurches évangéliques, comme Redeemed Christian Church of God et Living Faith Church Worldwide, ont construit des villes autonomes avec des maisons, des supermarchés, des banques, des universités, et des centrales électriques[44].

Des sociétés chrétiennes évangéliques de production cinématographique ont été fondées dans le début des années 2000, telles Pure Flix et Kendrick Brothers [45],[46].

La croissance des églises évangéliques se poursuit avec des travaux de construction de nouveaux lieux de culte ou d’agrandissements dans diverses régions du monde[47] ,[48] ,[49].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Dénombrement[modifier | modifier le code]

Culte à l’Église Francophone CBCO Kintambo de Kinshasa, affiliée à la Communauté baptiste du Congo, 2019.

Le foisonnement et la diversité des églises et dénominations évangéliques à l'échelle mondiale ne facilitent pas les décomptes. D'autre part, la question se pose de savoir s'il faut agréger les effectifs des églises pentecôtistes avec ceux des églises évangéliques non pentecôtistes.

  • Si l'on n'inclut pas les pentecôtistes, selon une étude publiée en 2011 par le Pew Research Center, les évangéliques seraient au nombre d'environ 285 millions, soit 13,1 % de l'ensemble des chrétiens[50]. L'étude précise la difficulté du décompte : de nombreux pentecôtistes et charismatiques se considèrent également comme évangéliques ou leur église est affiliée à une association évangélique. L'étude ne précise pas le nombre de ces chrétiens à la double appartenance[51].
  • Si l'on inclut les pentecôtistes, on dispose alors de deux estimations :
    • celle de l'Alliance évangélique mondiale, qui se définit en 2020 comme un réseau d'Églises de 129 nations et de plus de 100 organisations internationales regroupant plus de 600 millions de chrétiens évangéliques[52],[53].
    • celle de Sébastien Fath, chercheur au CNRS, qui estime qu'en 2018, le mouvement compterait 640 millions de croyants dans le monde[54],[55]. En 2020, selon le chercheur, le mouvement compterait environ 660 millions de croyants dans le monde[56].

Croissance[modifier | modifier le code]

En 1960, plus de la moitié des missionnaires américains protestants sont chrétiens évangéliques[57]. Les missions américaines et européennes pentecôtistes sont également nombreuses, mais le pentecôtisme, un mouvement d'églises évangéliques, va surtout se développer de façon autonome, par des résidents non-étrangers, dans diverses régions du monde, notamment en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie[58]. En 2007, il y avait plus 10 000 missionnaires baptistes dans des missions outremer dans le monde[59].

Selon certains chercheurs, le christianisme évangélique est le mouvement spirituel qui progresse le plus rapidement au monde dans le courant du 21e siècle, principalement par des expériences de conversion religieuse (nouvelle naissance)[60],[61].

Entre 1960 et 2000, la croissance globale du nombre des évangéliques est trois fois supérieure à celle de la population mondiale et deux fois à celle de l'islam[62].

En 2004, la Corée du Sud devient la deuxième source de missionnaires dans le monde, après les États-Unis et devant l’Angleterre[63],[64].

Répartition géographique dans le monde[modifier | modifier le code]

Région % de la population qui se déclare évangélique dans la région % du total mondial de la population évangélique
Amérique (Nord et Sud) 10,0 % 32,9 %
Afrique subsaharienne 13,3 % 38,4 %
Asie-Pacifique 1,5 % 20,8 %
Europe 2,9 % 7,5 %
Proche-Orient & Afrique du nord 0,3 % 0,3 %
Total mondial 4,1% 100%

Source : Center for the Study of Global Christianity, cité par l'étude du Pew Research Center, p. 68.

La plus forte concentration d'évangéliques se situe aux États-Unis, avec 28,9 % de la population (soit 91,76 millions de fidèles), et au Brésil, avec 26,3 % de la population (soit 51,33 millions de fidèles)[65]. Aux États-Unis, les évangéliques, qui comptent certaines églises de courant fondamentaliste, représentent une force politique importante ; un grand nombre sont regroupés dans la Bible Belt[66].

Croyances[modifier | modifier le code]

Chaque église a une confession de foi particulière et commune si elle est membre d’une dénomination chrétienne [67].

Les évangéliques adhèrent au Symbole de Nicée-Constantinople adopté au premier concile de Constantinople, qui concerne notamment la trinité, l’Église universelle et le jugement dernier [68].

Le christianisme évangélique regroupe différents courants de théologie évangélique, dont les principaux sont fondamentaliste, conservateur, modéré, libéral[69],[70].

L’Alliance évangélique mondiale fondée par les organisations évangéliques de 21 pays, lors de la première assemblée générale à Woudschoten (Zeist) aux Pays-Bas en 1951 a établi une confession de foi commune[71],[72]. Mais, cette confession de foi est sommaire, puisque chaque dénomination chrétienne évangélique a des particularités théologiques.

Malgré les nuances dans les divers mouvements évangéliques, il y a un ensemble de croyances similaires pour les mouvements adhérant à la doctrine de l’Église de professants, dont les principaux sont l’anabaptisme, le baptisme et le pentecôtisme [73],[74],[75],[76],[77], [78].

En dernier recours, l'excommunication est utilisée par les dénominations et les églises pour les membres qui ne veulent pas se repentir de croyances ou de comportements en contradiction avec la confession de foi de la communauté [79],[80].

Fondamentaliste[modifier | modifier le code]

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, certains évangéliques, en opposition aux développements du libéralisme théologique[81], et surtout contre l’exégèse historico-critique qui s'était développée dans le protestantisme dès le XIXe siècle, ont établi le courant fondamentaliste[82]. Une interprétation littérale de la Bible est enseignée[83]. Il y a une attitude méfiante pour l’étude théologique intellectuelle et les implications qui semblent non spirituelles, comme dans le domaine de la justice sociale [84]. L’indépendance de l’église est revendiquée et l’affiliation à une dénomination chrétienne est peu fréquente, bien qu’il y ait des dénominations fondamentalistes [85]. Le mot biblique ou indépendante figure souvent dans le nom de l’église ou de la dénomination[86].

Modérée[modifier | modifier le code]

Dans le courant néo-évangélique, la théologie évangélique modérée a fait son apparition dans les années 1940 aux États-Unis[87]. L’étude de la Bible est accompagnée de certaines disciplines comme l’herméneutique biblique et l’exégèse biblique[88],[89]. Des théologiens modérés sont devenus davantage présents dans les instituts de théologie évangélique et des prises de positions théologiques plus modérées ont été adoptées dans les églises évangéliques[90],[91]. Certaines églises, interpellées par la sécularisation de la société américaine et par les mouvements de contre-culture, ont lancé un renouveau de l'apologétique chrétienne, désormais enrichie de la démarche scientifique[92]. La justice sociale a occupé une place particulière et diverses ONG humanitaires chrétiennes ont été fondées [93]. Le mouvement a favorisé la fondation de nouveaux médias et instituts de théologie évangélique dans les années 1950[94].

Miracles[modifier | modifier le code]

Imposition des mains pour la guérison dans l’église Living Streams International, à Accra, au Ghana, 2018

Pour une majorité de chrétiens évangéliques, le biblicisme fait en sorte que les miracles décrits dans la bible sont encore d'actualité et peuvent être présents dans la vie du croyant[95],[96]. Les guérisons, les succès scolaires ou professionnels, la naissance d'un enfant après plusieurs tentatives, la fin d'une addiction, etc., seraient des exemples tangibles de l'intervention de Dieu avec la foi et la prière, par le Saint-Esprit[97]. Dans les années 1980, le mouvement néo-charismatique a remis une emphase sur les miracles et les guérisons par la foi[98]. Dans certaines églises, une place particulière est ainsi réservée aux guérisons avec imposition des mains lors des cultes ou pour des campagnes d'évangélisation[99],[100]. La guérison par la foi ou guérison divine est considérée comme un héritage de Jésus acquis par sa mort et résurrection[101].

Principaux mouvements[modifier | modifier le code]

Anabaptisme[modifier | modifier le code]

L'anabaptisme moderne commence le , lorsque Conrad Grebel a réuni un groupe de croyants opposés aux baptême des enfants à la maison de Felix Manz à Zollikon en Suisse, et a exercé le premier baptême du croyant [30]. Puis, il se développe dans le Tyrol avec les huttérites. La Confession de Schleitheim publiée en 1527 par les frères Suisses, un groupe d’anabaptistes, dont Michael Sattler à Schleitheim est une publication qui a répandu la doctrine du baptême du croyant et de l’Église de professants [102], [103]. En 1540, la publication de Fondation de la doctrine chrétienne, un livre théologique sur les croyances et pratiques anabaptistes, par Menno Simons aux Pays-Bas a donné naissance au mennonitisme[104]. Cette publication et d'autres ont contribué à la formation du mennonitisme, dont certaines doctrines inspireront plus tard aussi le christianisme évangélique [105]. La Conférence mennonite mondiale est fondée lors de la première conférence internationale à Bâle, en Suisse, en 1925 pour célébrer les 400 ans de l'anabaptisme [106]. Les principaux groupes anabaptistes sont les amish, les brethrens (frères), les huttérites et les mennonites[107]. En 2018, il y aurait 2,13 millions d'anabaptistes baptisés dans 86 pays [108].

Baptisme[modifier | modifier le code]

Spectacle sur la vie de Jésus à l’Igreja da Cidade affiliée à la Convention baptiste brésilienne, à São José dos Campos, Brésil, 2017

Le baptisme a ses origines dans un mouvement commencé par les Anglais John Smyth et Thomas Helwys à Amsterdam[109], [110],[111]. En raison de leurs convictions partagées avec les puritains et congrégationalistes, ils s'exilent en 1607 pour la Hollande avec d'autres croyants qui ont les mêmes positions bibliques[112]. En 1609, année considérée comme la fondation du mouvement, ils baptisent les croyants et fondent la première église baptiste[113],[114]. Thomas Helwys publie la première confession de foi baptiste Une déclaration de foi du peuple anglais (A Declaration of Faith of English People) en 1611[115]. En 1904, l’Union baptiste de Grande-Bretagne et d'Irlande a envoyé des invitations à diverses dénominations baptistes dans le monde pour un congrès mondial en 1905 [116]. Des représentants de 23 pays ont répondu à l'invitation et ont fondé l'Alliance baptiste mondiale en 1905 au Exeter Hall de Londres[117],[118]. En 2010, le baptisme compterait 100 millions de croyants[119]. En 2020, selon le chercheur Sébastien Fath du CNRS, le mouvement compterait environ 170 millions de croyants dans le monde[120]. L'Alliance baptiste mondiale, la plus grande dénomination baptiste dans le monde, regrouperait 169,000 églises et 47,000,000 de membres baptisés en 2020[121].

Pentecôtisme[modifier | modifier le code]

Culte à Dream City Church, affiliée aux Assemblées de Dieu, à Phoenix, aux États-Unis, 2007

Le pentecôtisme a ses origines dans plusieurs réveils qui ont eu lieu aux XIXe et XXe siècles[122]. Le Grand Réveil de pentecôte commence avec le pasteur américain Charles Fox Parham, à Topeka (Kansas) en 1901. Après une première expérience de "parler en langue" au Bethel Bible College de Topeka, au Kansas, aux États-Unis, le , il affirme selon les épîtres de l'apôtre Paul (par exemple dans le premier épître de Paul aux Corinthiens au chapitre 12 et aux versets 4 à 10) que la glossolalie était un signe du baptême du Saint-Esprit, doctrine essentielle du pentecôtisme. Plusieurs camp de prière seront organisés sous sa direction. C’est ainsi que le "Mouvement de la Foi apostolique" se développe au Missouri, au Texas, en Californie et ailleurs[123]. Il se poursuit lors du Réveil gallois de 1904-1905 avec Jessie Penn-Lewis et Evan Roberts[124]. Puis en 1906, le Réveil d'Azusa Street prend place dans le centre-ville de Los Angeles sous la conduite du pasteur William Joseph Seymour[125],[126]. C'est Douglas Scott et son épouse, missionnaires anglais, qui ont fait connaître le pentecôtisme en France dans une communauté baptiste au Havre en 1930[127].

Dans les pays francophones, les églises pentecôtistes sont également appelées Églises de Réveil [128],[129].

La Communauté pentecôtiste mondiale a été fondée en 1947 à Zürich, en Suisse lors d’une conférence de pasteurs pentecôtistes, organisée par les pasteurs suisse Leonard Steiner et sud-africain David du Plessis[130],[131].

En 2011, le pentecôtisme compterait 279 millions de personnes[132].

Les Assemblées de Dieu, la plus grande dénomination pentecôtiste dans le monde, regrouperaient 69 200 000 de membres en 2018[133].

Mouvement charismatique évangélique[modifier | modifier le code]

Culte à El Lugar de Su Presencia, affiliée à Hillsong Family, à Bogota, en Colombie, 2019

Dans les années 1960, après le début du mouvement charismatique, certaines églises évangéliques ont décidé de suivre les enseignements de ce mouvement et de quitter leurs dénominations chrétiennes pentecôtistes[134]. Bien que proche de certains éléments théologiques du pentecôtisme, le mouvement charismatique évangélique ne fait pas du parler en langues (glossolalie) une preuve nécessaire du baptême du Saint-Esprit, puisqu'il est considéré comme un don spirituel parmi les neuf autres, sans supériorité[135],[136]. Il insiste davantage sur la diversité des 9 dons du Saint-Esprit énoncés en 1 Corinthiens 12 versets 8-10, à savoir; la Sagesse, Connaissance, Foi, Guérison, Miracle, Prophétie, Discernement, Parler en langues, Interprétation[137],[138]. En 2011, le mouvement (regroupé avec le mouvement néo-charismatique), compterait 305 millions de personnes[132].

Mouvement néo-charismatique[modifier | modifier le code]

Le mouvement néo-charismatique a commencé aux États-Unis, dans le début des années 1980[139]. Le baptême du Saint-Esprit, annoncé par Jésus et les neuf dons du Saint-Esprit sont des éléments centraux du courant[140],[141]. Les églises néo-charismatiques ont souvent recours aux moyens de communications modernes[142]. La théologie du mouvement charismatique évangélique est reprise par le mouvement néo-charismatique avec plus d'ampleur et avec quelques aspects théologiques supplémentaires, tels le combat spirituel, la parole de foi et le renouvellement structurel[143]. En 2011, le mouvement (regroupé avec le mouvement charismatique), compte 305 millions de personnes[132].

Mouvements connexes[modifier | modifier le code]

Christianisme non dénominationnel[modifier | modifier le code]

Certaines églises non dénominationnelles se réclament du mouvement évangélique, même si elles sont autonomes et n'ont pas d'autres étiquettes formelles[144],[145],[146]. Le mouvement est particulièrement visible dans les megachurches[147],[148].

Les premières églises non dénominationnelles sont apparues aux États-Unis dans le courant du XXe siècle, sous la forme d’églises indépendantes[149]. Elles ont connu une croissance significative qui continue au XXIe siècle, particulièrement aux États-Unis où elles représentaient la troisième confession chrétienne comptant le plus d'adeptes en 2010[150],[151] ,[152]. En Asie, notamment à Singapour et en Malaisie, ces églises sont également de plus en plus nombreuses, depuis les années 1990[153].

Les églises du mouvement néo-charismatique utilisent souvent le terme non dénominationnel pour se définir[154].

Les églises concentrées sur les « gens en recherche spirituelle » (seeker churches) sont plus enclines à se qualifier de non dénominationnelles[155].

Églises libres[modifier | modifier le code]

Le terme d'« Église libre » recouvre l'idée d'Églises indépendantes de l'État. De telles Églises se constituent donc en réaction à une Église plus ou moins liées à l'État[156],[157].

La Fédération internationale des églises évangéliques libres est fondée en 1948 à Berne en Suisse[158].

En France, les Églises évangéliques libres, dont les membres se disent « libristes », sont issues de l'Église Réformée de France : en 1849, l'État décide de rémunérer les pasteurs en maintenant le Concordat de Napoléon, les privant ainsi de toute autonomie vis-à-vis du pouvoir. Les Églises de la Réforme qui refusent cette tutelle font dissidence et, en se regroupant avec d'autres Églises protestantes indépendantes issues du Réveil, créent l'« Union des Églises évangéliques libres » dans le sens « indépendantes de l'État » et « fidèles à l'Évangile » par opposition au courant libéral non confessionnel qui traversait l'Église réformée à cette époque. L'Union des Églises évangéliques libres (UEEL) est associée au Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et également membre de la Fédération protestante de France (FPF).

Les Églises libres sont des Églises de professants et non de multitude. Les libristes sont proches des baptistes mais ne font pas du baptême par immersion une condition d'accès à la sainte cène ou au statut de membre. L'UEEL compte une cinquantaine d'Églises en France pour environ 4 000 membres et sympathisants. Elle est associée aux Églises évangéliques libres dans le monde par l’intermédiaire de la Fédération internationale des Églises évangéliques libres (IFFEC).

En Suisse, dans le canton de Vaud, l'Église libre existe entre 1848 et 1966 comme scission de l'Église nationale, par souci d'indépendance vis-à-vis de l'État, avec Alexandre Vinet comme figure de proue. L'Église libre re-fusionne avec l'Église nationale pour former l'Église évangélique réformée du Canton de Vaud en 1966. Dans le canton de Neuchâtel et au-delà, les Églises évangéliques libres sont issues du réveil de Genève, et ont longtemps formé la « fédération des Églises évangéliques libres » (FEEL), aujourd'hui incluse dans la « fédération romande d'Églises évangéliques ».

En Allemagne, l'idée d'Église libre (Freikirche) recouvre toutes les Églises qui ne sont pas Églises d'État.

Judaïsme messianique[modifier | modifier le code]

Le judaïsme messianique est un courant qui désigne les juifs convertis au christianisme évangélique[159]. Les origines du mouvement du Judaïsme messianique apparaissent dans l'Angleterre du XIXe siècle. Les premières organisations officielles sont dirigées par des juifs convertis comme la Church's Ministry Among Jewish People, société anglicane de Londres pour la promotion du christianisme parmi les juifs de Joseph Frey (1809)[160]. Aux États-Unis le mouvement s'est développé surtout à partir des années 1960 et 1970[159]. Il combine une théologie chrétienne avec une pratique religieuse inspirée du judaïsme. Ses fidèles se présentent comme des Juifs affirmant la messianité de Yechoua (Jésus)[161]. Le groupe le plus connu, même s'il n'est pas le plus important en nombre, se nomme Jews for Jesus. Il fut fondé en 1973 par un pasteur d'origine juive, converti au christianisme 20 ans plus tôt[162],[163].

Le judaïsme messianique n'est pas reconnu par quelque organisation juive que ce soit, y compris les juifs réformés, à part deux voix dissidentes et marginales, à savoir la Rabbanit reconstructionniste Carol Harris-Shapiro et le Rav réformé Dan Cohn-Sherbok.

Les Juifs messianiques se définissent comme chrétiens, tout en soulignant l'importance des traditions juives, pour autant qu'elles soient en accord avec l'Évangile.

En 2012, ils seraient entre 175 000 et 250 000 fidèles aux États-Unis, entre 10 000 et 20 000 fidèles en Israël, pour un nombre total estimé de 350 000 fidèles dans le monde [164].

La plupart des communautés messianiques sont regroupées au sein de l'IMJA (International Messianic Jewish Alliance), dont le siège est aux États-Unis. La branche française de l'IMJA est l’AFJM (Alliance francophone des Juifs messianiques).

Organisation[modifier | modifier le code]

L'Église évangélique locale est l'organisation qui représente l'Église universelle, et est vue par les évangéliques comme le corps de Jésus-Christ [165]. Elle est responsable de l’enseignement et des ordonnances, soit le baptême du croyant et la Sainte-Cène [166]. De nombreuses églises sont membres de dénominations chrétiennes[67]. Certaines dénominations sont membres d'une alliance nationale d'église de l’Alliance évangélique mondiale, qui compteraient 600 millions de croyants en 2020 [52],[167]. La gouvernance dans les églises évangéliques est majoritairement congrégationaliste et plus rarement de type épiscopalien dans certaines dénominations[168].

Ministères[modifier | modifier le code]

La gestion des Églises est assurée par les ministères évangéliques qui sont principalement ceux de pasteur, du diacre, du conducteur de louange et de l’évangéliste[169]. D’autres ministères peuvent également être présents, tel que celui d’ancien avec des fonctions similaires à celles du pasteur[170]. Le ministère d’évêque avec une fonction de surveillance sur des églises à l’échelle régionale ou nationale est présent dans toutes les dénominations chrétiennes évangéliques, même si les titres de président du conseil ou de surveillant général sont majoritairement utilisés pour cette fonction [171],[172]. Le terme évêque est explicitement utilisé dans certaines dénominations [173]. Dans certaines églises du mouvement de la nouvelle réforme apostolique, il y a la présence de cinq ministères; ceux d'apôtre, prophète, évangéliste, pasteur, enseignant[174].

La formation des ministres s’effectue dans un institut de théologie évangélique pour une durée d’une année (certificat) à quatre années (licence, master) en théologie évangélique[175]. Les ministres peuvent se marier et avoir des enfants[176]. Le pasteur est généralement ordonné lors d’une cérémonie appelée consécration pastorale[177],[178], [179].

Ministères féminins[modifier | modifier le code]

Certaines dénominations évangéliques autorisent officiellement le ministère des femmes dans les églises[180]. Le ministère féminin est justifié par le fait que Marie de Magdala aurait été choisie par Jésus pour annoncer sa résurrection aux apôtres[181]. La première femme baptiste qui a été consacrée pasteur est l’américaine Clarissa Danforth dans la dénomination Free Will Baptist en 1815[182]. En 1882, dans la Convention baptiste nationale, USA[183]. Dans les Assemblées de Dieu des États-Unis, depuis 1927[184]. En 1961, dans la Convention baptiste nationale progressiste[185]. En 1975, dans The Foursquare Church[186].

Culte[modifier | modifier le code]

Le culte chez les évangéliques est vu comme un acte d'adoration de Dieu dans la vie de l'Église[187]. La liturgie est simplifiée et la conception du culte est plus informelle[188]. Il comprend généralement deux parties principales, la louange (musique chrétienne), le sermon fondé sur la Bible, des prières, l’offrande, avec périodiquement la Sainte-Cène [189],[190],[191],[192]. Lors du culte, il y a généralement une crèche pour les bébés[193]. Les enfants et les adolescents ont un enseignement adapté, l’école du dimanche, dans une salle distincte[194],[195]. Les principales fêtes chrétiennes célébrées par les évangéliques, sont Noël, Pentecôte (par une majorité de dénominations évangéliques) et Pâques pour l’ensemble des croyants[196],[197],[198].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Bâtiment de l’Église Chumukedima Ao Baptist Church à Chumukedima, Kohima, affiliée au Conseil de l'église baptiste du Nagaland (Inde).

Les lieux de cultes sont généralement appelés « temple » ou « bâtiment (d'église) »[199], [200] ,[201]. Dans certaines megachurches, l’appellation « campus » est parfois utilisée [202],[203]. L’architecture des lieux de cultes est majoritairement caractérisée par sa sobriété[204],[205]. La croix christique est l’un des seuls symboles spirituels qui peut généralement être vu sur le bâtiment d’une église évangélique et qui permet d’identifier l’appartenance du lieu [206],[207].

Aux États-Unis, jusqu'en 2019, les Solomon Awards récompensaient l’excellence dans la conception et la rénovation de bâtiments d'églises évangéliques, lors d’une cérémonie annuelle[208].

Certains cultes ont lieu dans des théâtres, des écoles ou des salles polyvalentes, en location pour le dimanche uniquement [209],[210] , [211]. En raison de leur compréhension du deuxième des dix commandements, les évangéliques n’ont pas de représentation matérielle religieuse comme des statues, des icônes ou des tableaux dans leurs lieux de culte[212],[213]. Dans certains bâtiments se trouve un baptistère, sur la scène de l’auditorium (aussi appelée « sanctuaire ») ou dans une salle distincte, dans lequel on procède au baptême par immersion[214],[215].

Megachurch[modifier | modifier le code]

Les cultes prennent des proportions impressionnantes dans les megachurches (églises où plus de 2 000 personnes se réunissent chaque dimanche)[216] ,[217] ,[218]. Dans certaines de ces mégaéglises, plus de 10 000 personnes se rassemblent en même temps. On parle alors de Gigachurch[219] ,[220],[221].

Églises de maison[modifier | modifier le code]

Dans certains pays du monde qui appliquent la charia ou le communisme, les interdictions de culte pour les chrétiens, la complexité d'obtention d'autorisations gouvernementales, et les persécutions des chrétiens, ont fait que les églises de maison sont une réalité pour de nombreux croyants[222],[223],[224],[225]. Par exemple, il y a des mouvements évangéliques d'Églises de maison en Chine [226]. Les rencontres ont ainsi lieu dans des maisons privées, en secret et dans "l'illégalité"[227].

Groupes de partage[modifier | modifier le code]

L’UIGBU, une fédération évangélique rassemblant des groupes d’étude de la Bible pour étudiants sur les campus a été fondée en 1947 à l'université Harvard aux États-Unis avec des GBU de divers pays[228].

La Communauté internationale des hommes d'affaires du plein Évangile, une organisation évangélique offrant des rencontres dans des restaurants ou autres lieux publics pour les hommes d'affaires chrétiens, a été fondée en à Los Angeles, aux États-Unis par Demos Shakarian [229] ,[230], [231], [232].

Humanitaire[modifier | modifier le code]

Un des avions de Samaritan's Purse servant au transport d’urgence de produits de première nécessité et de travailleurs humanitaires à Birmingham, Angleterre, 2019

Dans les années 1940, aux États-Unis, le néo-évangélisme a développé l’importance de la justice sociale et des actions humanitaires dans les églises évangéliques[93],[233],[19]. La majorité des organisations humanitaires chrétiennes évangéliques a été fondée dans la deuxième moitié du 20e siècle[234]. Parmi les plus importantes, on compte World Vision International (1950), Samaritan's Purse (1970), Mercy Ships (1978), Prison Fellowship International (1979), International Justice Mission (1997)[235]. Selon le sociologue Sébastien Fath, les églises chrétiennes évangéliques et les ONG qu'elles soutiennent développent un entrepreneuriat humanitaire international dont les politiques tiennent de plus en plus compte[236].

Dialogues œcuméniques[modifier | modifier le code]

L’oecuménisme évangélique est représenté dans l’affiliation d’églises évangéliques à des dénominations chrétiennes évangéliques, qui sont membres d’alliances nationales évangéliques rattachées à l’Alliance évangélique mondiale[237]. Les diversités qui se répercutent en termes sociaux, culturels, politiques, ethniques et linguistiques autant que dénominationnels ne posent aux évangéliques, paradoxalement peut-être, aucun problème d'ordre doctrinal. C'est une conséquence directe d'un autre pilier du protestantisme, celui de la Sola fide (la « foi seule ») selon lequel, pour le dire simplement, peu importe la dénomination d'une personne, c'est sa foi seule et non ses actions qui sont vues par Dieu comme critère pour trouver faveur à ses yeux, et en fin de compte pour son salut ou non. Aussi préfèrent-ils, sans distinction de dénominations, parler de l'Église (tout court) aussi appelée Église universelle à la suite du « Symbole des apôtres » (« Je crois en […] la Sainte Église universelle […] »), qui est à comprendre comme l'ensemble des « vrais » croyants en Christ, sauvés par leur foi[238].

Certaines dénominations chrétiennes évangéliques sont membres du Conseil œcuménique des Églises[239].

Diverses autres organisations évangéliques interdénominationnelles ont également contribué à développer l’unité évangélique, notamment des sociétés missionnaires[240],[241]. Dans l’étude biblique, l’Union internationale des groupes bibliques universitaires. Dans l'aide humanitaire chrétienne mondiale, World Vision International. Il y a également eu l’émergence de divers instituts de théologie évangélique interdénominationnels.

Dialogue évangélique-catholique[modifier | modifier le code]

Le dialogue entre l'Église catholique romaine et les églises évangéliques s’est fait de façon progressive. Il a débuté avec les églises pentecôtistes en 1972, sous la direction de David du Plessis, ancien secrétaire général de la Communauté pentecôtiste mondiale[242]. Il s’est poursuivi avec l'Alliance évangélique mondiale en 1977[243]. Il a débuté avec l’Alliance baptiste mondiale en 1984[244].

Les évangéliques et les médias[modifier | modifier le code]

Édition de livres[modifier | modifier le code]

Zondervan, une maison d'édition publiant des livres liés au christianisme évangélique, a été fondée en 1931 à Grandville, près de Grand Rapids (Michigan) aux États-Unis, par deux frères, Peter Zondervan et Bernard Zondervan[245],[246]. CLC International, une maison d'édition et un réseau international de librairies chrétiennes évangéliques, a été fondé en 1941 à Colchester au Royaume-Uni[247]. En 2016, CLC compte 180 librairies dans 57 pays du monde[248]. Parmi les best-sellers, il y a eu La Croix et le Poignard publié en 1963 par le pasteur pentecôtiste David Wilkerson[249], Les langages de l'Amour publié en 1992 par le pasteur baptiste Gary Chapman[250], Une église motivée par l'essentiel publié en 1995 et Une vie motivée par l'essentiel publié en 2002 par le pasteur baptiste Rick Warren[251],[252].

Presse[modifier | modifier le code]

Dans la presse écrite, les magazines mensuels d'information et de réflexion chrétienne évangélique, Christianity Today, Charisma et Christianisme aujourd'hui sont les plus populaires dans la catégorie évangélique[253]. Christianity Today, a été fondé en 1956 aux États-Unis par le pasteur baptiste Billy Graham et John Howard Pew[254]. En 2008, son site web attirait 11,8 millions de visiteurs par mois[255]. Charisma a été fondé en 1975 par Stephen Strang, un journaliste et les Assemblées de Dieu aux États-Unis[253],[256]. En 1981, 80 000 exemplaires sont distribués et 250 000 en 2011[257]. En 1989, Christianisme aujourd'hui, un magazine francophone a été fondé par Alliance Presse en Suisse[258].

Radio[modifier | modifier le code]

En 1923, l’église Calvary Baptist Church de New York aux États-Unis est la première église évangélique à avoir sa propre licence radio [259]. Radio Lumière a été fondée en , à Les Cayes par la Mission évangélique baptiste du Sud d'Haïti[260],[261]. Phare FM a été fondée en 1989 à Mulhouse en France, sous le nom de Radio Phare par Bruno Léonardi[262],[263].

Télévision[modifier | modifier le code]

Christian Broadcasting Network a été fondé en 1961, par Pat Robertson gradué du New York Theological Seminary, à Virginia Beach, aux États-Unis[264]. Son émission-phare Le Club 700, est l'une des plus anciennes du paysage télévisuel américain et est diffusée en 39 langues dans 138 pays [265]. Trinity Broadcasting Network est fondée en 1973 par Paul Crouch, gradué du Central Bible College des Assemblées de Dieu, et sa femme, Jan à Memphis (Tennessee)[266],[267]. Al Hayat TV, une chaîne de télévision chrétienne évangélique en langue arabe, est fondée à Chypre en 2003 par Al Hayat Ministries[268],[269].

Internet[modifier | modifier le code]

En , GodTube, un site de partage de vidéos liées au domaine du christianisme, surtout évangélique, est fondé par Christopher Wyatt de Plano (Texas), à l'époque étudiant au Dallas Theological Seminary[270].

En 2008, le pasteur Bobby Gruenewald et Life.Church, une megachurch américaine, lancent YouVersion, une application mobile chrétiens évangéliques offrant gratuitement des traductions de la bible en plusieurs langues[271],[272],[273].

En 2015, Asoriba, une application mobile qui met en relation les églises chrétiennes évangéliques et les fidèles, est fondée à Accra au Ghana par 4 étudiants[274]. En 2017, elle compte 1,100 églises partenaires au Ghana, Kenya, Afrique du Sud, Nigeria et aux États-Unis, ainsi que 69,000 fidèles inscrits[275].

Les évangéliques et les arts[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Passion Conferences, un festival de musique et d’évangélisation au Georgia Dome à Atlanta (Géorgie), États-Unis, en 2013

Pour les évangéliques, la louange à travers la musique chrétienne est une des composantes de la foi, qui est présente dans la vie de tous les jours[276]. Les Dove Awards, une cérémonie annuelle qui récompense la musique chrétienne, sont créés à Memphis (Tennessee) en par la Gospel Music Association[277]. Parmi les labels de disques de musique chrétienne contemporaine évangéliques, il y a Sparrow Records et Hillsong Music. Sparrow Records est fondé en 1976 aux États-Unis par Billy Ray Hearn, un gradué en musique chrétienne de l’Université Baylor[278]. Les chants d’Hillsong Music, fondé en 1991 par Hillsong Church, à Sydney en Australie, ont été traduits dans diverses langues et ont eu une influence considérable dans les églises évangéliques au niveau mondial[279],[280],[281]. Dans les années 1960, les artistes évangéliques ont commencé à produire des concerts et ils ont été de plus en plus présents lors de rassemblements de jeunes dans les décennies qui ont suivi, comme Passion Conferences à Atlanta (Géorgie), aux États-Unis[282]. La musique évangélique est également diffusée sur les radios chrétiennes et sur YouTube [283].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Des sociétés chrétiennes évangéliques sont également présentes dans le domaine de la production cinématographique. Citons notamment, Pure Flix et Kendrick Brothers. Pure Flix a été fondé en 2005 à Scottsdale aux États-Unis par David A. R. White et Russell Wolfe, Michael Scott et Elizabeth Travis[284]. En 2015, la société a lancé une plateforme de films et séries télévisées en flux continu sur Internet[285]. Kendrick Brothers a été fondé en 2013 à Albany (Géorgie) par le pasteur baptiste Alex Kendrick, Stephen Kendrick et Shannon Kendrick [19]. Parmi les succès au box-office, il y a eu Les Pouvoirs de la prière, sorti en 2015, Miracles du Ciel sorti en 2016 et I Can Only Imagine sorti en 2018[286].

Les évangéliques et l’éducation[modifier | modifier le code]

Collège des sciences infirmières, Université centrale des Philippines, affiliée à la Convention des églises baptistes des Philippines, à Iloílo, 2018

Les églises évangéliques ont été impliquées dans l’établissement d’écoles élémentaires et secondaires[287]. L’évangélisme a également permis le développement de plusieurs instituts de théologie évangélique, collèges et universités aux États-Unis dans le courant du 19e siècle[288],[289]. D’autres universités évangéliques ont été établies dans divers pays du monde[290].

Le Conseil pour les collèges et universités chrétiens a été fondé en 1976 [291]. En 2021, le CCCU dit compter 180 membres dans 21 pays[292]. 150 sont aux États-Unis et au Canada et 30 dans 18 autres pays.

L’Association internationale des écoles chrétiennes a été fondée en 1978 par trois associations américaines d’écoles chrétiennes évangéliques[293]. Diverses écoles à l’international se sont ajoutées au réseau[294]. En 2021, elle dit compter 23.000 écoles dans 100 pays[295].

Le Conseil international pour l'éducation théologique évangélique a été fondé en 1980 par la Commission théologique de l’Alliance évangélique mondiale[296]. En 2015, il compterait 1.000 écoles membres dans 113 pays[297].

Les évangéliques et la science[modifier | modifier le code]

Ark encounter à Williamstown, États-Unis

En matière de science et d’origine de la terre et de la vie humaine, certains évangéliques soutiennent le créationnisme[298]. Par exemple, Answers in Genesis, fondée en Australie en 1986, est une organisation évangélique qui défend cette thèse[299]. En 2007, elle a fondé le Creation Museum à Petersburg, dans le Kentucky[300] et en 2016 l’Ark Encounter à Williamstown[301]. Depuis la fin du XXe siècle, le créationnisme littéraliste a été délaissé par certains évangéliques en faveur du dessein intelligent[302]. Par exemple, le think tank Discovery Institute, établi en 1991 à Seattle, défend cette thèse[303].

Sexualité[modifier | modifier le code]

Cérémonie de mariage à la Primera iglesia bautista de Rivas, affiliée à la Convention baptiste du Nicaragua, 2011.

En matière de sexualité, plusieurs églises évangéliques font la promotion du pacte de pureté auprès des jeunes chrétiens évangéliques, qui sont invités à s'engager durant une cérémonie en public à l'abstinence sexuelle jusqu'au mariage chrétien [304]. Ce pacte est souvent symbolisé par une bague de pureté [305].

Dans les églises évangéliques, les jeunes adultes et les couples non-mariées sont encouragés à se marier tôt afin de vivre une sexualité selon la volonté de Dieu[306],[307].

Une étude américaine de 2009 de la Campagne nationale de prévention de la grossesse adolescente et non planifiée (anglais : National Campaign to Prevent Teen and Unplanned Pregnancy) a rapporté que 80% des jeunes évangéliques non mariés avaient eu des relations sexuelles et que 42% étaient dans une relation avec des rapports sexuels, lors de l’enquête [308].

La majorité des églises chrétiennes évangéliques sont contre l’interruption volontaire de grossesse et soutiennent les agences d’adoption et les agences de support social pour les jeunes mères [309]. Des organisations évangéliques comme Focus on the Family sont engagées dans le mouvement pro-vie[310].

La masturbation est vue comme étant interdite par certains pasteurs évangéliques en raison des pensées sexuelles qui peuvent l’accompagner [311], [312]. Toutefois, des pasteurs évangéliques ont souligné que la pratique avait été associée de façon erronée à Onan par des exégètes, qu’elle n’était pas un péché si elle n’était pas pratiquée avec des fantasmes ou de façon compulsive, et qu’elle était utile dans un couple marié, si son ou sa partenaire n’avait pas la même fréquence de besoins sexuels [313],[314].

Certaines églises évangéliques parlent uniquement de l’abstinence sexuelle et ne parlent pas de la sexualité dans le mariage [315], [316],[317]. D’autres églises évangéliques aux États-Unis et en Suisse parlent de la sexualité chrétienne comme d’un don de Dieu et une composante d’un mariage chrétien épanoui, dans des messages lors de cultes ou de conférences[318],[319],[320]. De nombreux livres et sites web évangéliques sont spécialisés sur le sujet[321],[322]. Le livre L'acte conjugal: La beauté de l'amour sexuel publié en 1976 par le pasteur baptiste Tim LaHaye et sa femme Beverly LaHaye a été un pionnier dans le domaine[323].

Les perceptions de l'homosexualité dans les Églises évangéliques sont variées selon les courants[324],[325]. La position conservatrice fondamentaliste est très hostile aux personnes homosexuelles et est impliquée dans des causes anti-gays et des déclarations homophobes [326]. Certaines églises ont une position conservatrice modérée[327]. Bien que n'approuvant pas les pratiques homosexuelles, elles font preuve de sympathie et de respect envers les homosexuels[328]. Il y a aussi des dénominations évangéliques internationales libérales gay-friendly [329] ,[330]. Certaines dénominations évangéliques ont adopté des positions neutres, laissant le choix aux églises locales de décider pour le mariage homosexuel [331],[332].

Les évangéliques et la politique[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, les évangéliques fondamentalistes étaient parmi les opposants les plus forts à la pratique du sport par les femmes, au nom de la morale[333],[334].

Certains dirigeants politiques chrétiens évangéliques n'ont pas hésité à partager leur foi dans l'exercice de leurs fonctions administratives, notamment plusieurs présidents africains, tels que Boni Yayi, John Dramani Mahama, Goodluck Jonathan, Olusegun Obasanjo, Pierre Nkurunziza et Yoweri Museveni[335]. L'ancien Premier ministre canadien Stephen Harper a affirmé que certaines prises de positions étaient influencées par ses convictions chrétiennes[336],[337]. Au Brésil, les évangéliques ont soutenu l'élection de l'ultra conservateur catholique Jair Bolsonaro, l'alliance de « l'extrémisme religieux avec une vision autoritaire et totalitaire du monde », en se mobilisant pour la « préservation de la famille monogame formée par des hommes et des femmes »[338].

Exemple des États-Unis[modifier | modifier le code]

Les évangéliques aux États-Unis votaient peu jusque dans les années 1970 : 70 % d'entre eux n'avaient pas voté pour la présidentielle de 1976[339]. Jimmy Carter avait été le premier à avoir ouvertement affirmé sa foi chrétienne évangélique lors de la campagne, faisant ainsi de la religion un nouveau thème de campagne, une innovation qui allait le desservir au moment de sa 2e campagne électorale[339]. En effet, quatre ans plus tard, les positions prises par le président Carter sur l'avortement, l'homosexualité et le féminisme, avaient déçu beaucoup des chrétiens évangéliques qui l'avaient soutenu en 1976[339] et certains décidèrent de s'organiser et de former un groupe de pression politique conservateur, baptisé The Moral Majority (« la majorité morale ») ou the Religious Right (« la droite religieuse »)[340] que Ronald Reagan sut récupérer. Les évangéliques avaient de toute façon déjà pris leurs distances avec un Parti démocrate qui avait, selon eux, participé au déclin moral des États-Unis. Une fois la présidentielle de 1980 gagnée, Reagan fit d'ailleurs voter une série de lois et favorisa des amendements directement liés aux valeurs chrétiennes que défendent les évangéliques[341].

De Reagan à Bush fils, les évangéliques, tout en s'organisant toujours mieux, ont voté massivement pour les Républicains[341]. Dès 1980, l'influence des télévangélistes conservateurs devint un phénomène de premier ordre dans les campagnes électorales ; les plus actifs d'entre eux étaient Jerry Falwell, Pat Robertson, fondateur de la chaîne de télévision chrétienne CBN, Jim Bakker, James Robison, ou encore Bill Bright, fondateur de l’organisation missionnaire Cru[339]. Au cours de la campagne pour l'élection présidentielle de 2000, George W. Bush réaffirma sa foi[342] et se fit le défenseur des valeurs traditionnelles mais avec un peu moins de véhémence que ses prédécesseurs. Les évangéliques attendaient beaucoup de Bush et de sa promesse, la faith-based initiative, une série de dispositions spéciales de l'État américain et de subventions destinées aux associations religieuses afin d'aider à lutter contre la pauvreté. Une partie d'entre eux furent déçus par une opposition jugée trop faible au mariage homosexuel, par le manquement à la faith-based initiative et par la politique militariste du président et de son administration. À ce sujet, David Kuo, conseiller spécial de Bush pour la faith-based initiative démissionna de son poste en 2006 en dénonçant le dénigrement de l'administration en place envers les pauvres et déclara que cette même administration recherchait le soutien des chrétiens tout en se moquant d'eux[343].

Leur moindre mobilisation à partir de 2008, bien que n'étant pas, et de loin, le seul facteur, a favorisé l'élection de Barack Obama[344].

En 2016, grâce à l'appui de quelques dirigeants évangéliques pour Donald Trump, une alliance se forge entre le candidat républicain et les chrétiens évangéliques conservateurs[345]. Les électeurs évangéliques blancs votent majoritairement pour Donald Trump (à 81%, contre 16% à Hillary Clinton). Ces chiffres ont toutefois été remis en cause, en raison qu’ils ne contiennent que des évangéliques blancs, que les sondés étaient auto-identifiés, et qu’ils comprennent que ceux qui ont voté[346]. De nombreux évangéliques, souvent engagés sur le terrain de la justice sociale et opposés à la peine de mort, se sentent en décalage avec cette frange conservatrice, plus âgée[347],[348].

À mi-mandat, la question de l’influence des chrétiens évangéliques ultra-conservateurs prend une importance croissante, dans la mesure où la survie politique de Donald Trump semble en dépendre de plus en plus[349]. En , à l'approche des élections à mi-parcours, le soutien des évangéliques à Trump semble se maintenir, bien qu'il y ait une certaine érosion parmi les femmes. Un sondage publié début octobre par le Public Religion Research Institute a révélé que 72% des protestants évangéliques blancs avaient une opinion favorable du président[350].

En , au Caire, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient et dans le Golfe, Mike Pompeo, le secrétaire d'État qui a été désigné le en remplacement de Rex Tillerson, s'est présenté « en tant que chrétien évangélique ». Comme le vice-président Mike Pence, Mike Pompeo considère la théologie évangélique comme une source d’inspiration très puissante[351].

Un sondage de la firme Politico / Morning Consult de , a révélé que 43% des évangéliques étaient en faveur de la destitution du président Donald Trump[352].

Critiques diverses[modifier | modifier le code]

Dans son livre publié en 1963, Strength to Love, le pasteur baptiste Martin Luther King a reproché à certaines églises baptistes leur anti-intellectualisme, notamment en raison du manque de formation théologique chez les pasteurs[353].

La théologie de la prospérité, qui s’est répandue dans les années 1970 et 1980 aux États-Unis, principalement par des télévangélistes pentecôtistes et charismatiques, est une doctrine particulièrement controversée dans les églises évangéliques[354],[355]. Elle est centrée sur l’enseignement de la foi chrétienne comme un moyen de s’enrichir financièrement et matériellement, par une « confession positive » et une contribution aux ministères chrétiens[356]. Des promesses de guérison divine et de prospérité sont garanties, en échange de certains montants de dons[357],[358]. La fidélité dans la dîme permettrait de s’éviter les malédictions de Dieu, les attaques du Diable, et la pauvreté[359],[360]. Les offrandes et la dîme occupent ainsi beaucoup de temps dans certains cultes[361]. Souvent associée avec la dîme obligatoire, cette doctrine a été comparée à un business religieux[362],[363],[364]. Les pasteurs qui adhérent à la théologie de la prospérité ont été critiqués par des journalistes pour leur style de vie bling-bling (vêtements luxueux, grandes maisons, voitures haut de gamme, avion privé, etc.)[365],[364],[366]. En 2012, le Conseil national des évangéliques de France a publié un document dénonçant cette doctrine, en mentionnant que la prospérité était bien possible pour un croyant, mais que cette théologie poussée à l'extrême amène au matérialisme et à l’idolâtrie, ce qui n'est pas le but de l’Évangile[367],[368].

Depuis les années 1970, divers scandales financiers de détournements de fonds ont été rapportés dans des églises et des organisations évangéliques[369]. Le Conseil évangélique pour la responsabilité financière a été fondé en 1979 pour renforcer l’intégrité financière dans les organisations et les églises évangéliques qui désirent volontairement être membres et se soumettre à des vérifications comptables annuelles[370].

En 1981, le théologien et sociologue français Jacques Ellul a reproché aux évangéliques l'usage de moyens de communication modernes lors de campagnes d'évangélisation ainsi que l'utilisation des médias pour communiquer la foi chrétienne, en raison d'une altération possible du message[371],[372].

En 2011, des médias ont critiqué l'évangélisme fondamentaliste pour la création d'« une culture parallèle » ainsi que l'enseignement du créationnisme dans ses écoles et son anti-intellectualisme[373].

En 2011, le professeur évangélique américain Ed Stetzer a attribué à l’individualisme la raison de l’augmentation du nombre d’églises évangéliques qui se revendiquent du christianisme non dénominationnel [374].

Certains auteurs chrétiens ont reproché à l'évangélisme d'être une forme de justification « spirituelle » (implicite ou explicite) de la société technicienne et capitaliste[375],[376], en utilisant les mêmes méthodes de propagande que le néolibéralisme et en allant parfois jusqu'à faire la promotion des valeurs marchandes[377].

Dans le pentecôtisme, des dérives ont accompagné l’enseignement de la guérison par la foi. Dans certaines églises, des tarifications de prière contre des promesses de guérison ont été constatées[357]. Certains pasteurs et des évangélistes ont été accusés d’avoir mise en scène de fausses guérisons[378],[379]. Certaines églises, aux États-Unis ou au Nigeria, ont déconseillé à leurs membres la vaccination ou la médecine, en déclarant que cela était pour les faibles dans la foi et qu’avec une confession positive, ils seraient immunisés[380],[381]. En 2019, à Mbandjock, au Cameroun, trois décès sont liés à cette position dans une église[382]. Cette position n’est pas représentative de toutes les églises évangéliques, comme l’indique le document La Guérison miraculeuse publié en 2015 par le Conseil national des évangéliques de France, qui mentionne que la médecine est l’un des dons de Dieu faits aux humains[383],[384]. Des églises et certaines organisations humanitaires chrétiennes évangéliques sont également impliquées dans des programmes médicaux de santé[385],[386],[387].

Certaines églises et organisations évangéliques ont été critiquées par des victimes de viol et de violence domestique pour leur gestion silencieuse des cas d’abus par des pasteurs ou des membres[388]. Le non-signalement des abus à la police serait majoritairement présent dans des églises non-membres de dénomination chrétienne évangélique, ou affiliées à des dénominations qui accordent beaucoup d’importance à une large autonomie des églises[389],[390]. L’organisation évangélique GRACE a été fondée en 2004 par le professeur baptiste Boz Tchividjian afin d’aider les églises à lutter contre les abus sexuels, les violences psychologiques et les violences physiques dans les organisations chrétiennes[391].

En 2018, le théologien baptiste Russell D. Moore a critiqué certaines églises baptistes américaines pour leur moralisme insistant fortement sur la condamnation de certains péchés personnels, mais silencieux sur les injustices sociales qui font souffrir des populations entières, comme le racisme[392].

En 2018, le professeur américain Scot McKnight du Northern Baptist Theological Seminary a reproché aux megachurches évangéliques la faible relation de redevabilité externe de leurs dirigeants en n’étant pas membre de dénomination chrétienne, les exposant davantage à des abus de pouvoir[393].

Selon le rapport 2016-2017 de la Miviludes, en France, le deuxième mouvement religieux qui comptait le plus de signalements pour de présumées dérives sectaires était le christianisme évangélique, et majoritairement dans le courant pentecôtiste pour des églises non membres du Conseil national des évangéliques de France [394] , [395]. En 2020, le mouvement a eu plus de 200 signalements, majoritairement dans le courant néo-charismatique[396] , [397].

Le fait que les évangéliques fassent de l’évangélisation et parlent de leur foi en public est souvent reproché par les médias et associé à du prosélytisme[398]. Selon les évangéliques, la liberté de conscience et la liberté d'expression leur permettent de parler de leur foi comme de tout autre sujet[399]. Les films chrétiens réalisés par des sociétés de production américaines évangéliques sont également régulièrement associés à du prosélytisme[400],[401]. Selon Sarah-Jane Murray, enseignante de l'écriture de scénarios à la Commission du film et de la télévision chrétienne aux États-Unis, les films chrétiens sont des œuvres d'art, et non pas du prosélytisme[402]. Pour Hubert de Kerangat, responsable communication chez Saje distribution, diffuseur de ces films chrétiens américains en France, si les films chrétiens sont « prosélytes », tous les films sont « prosélytes », puisque chaque film transmet un message, que le spectateur est libre d'approuver ou pas[403].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Malo Tresca, Entre « évangélistes » et « évangéliques », une confusion fréquente, la-croix.com, France, 17 octobre 2019
  2. « 660 millions d'évangéliques en 2020 (estimation) », sur blogdesebastienfath.hautetfort.com (consulté le ).
  3. D’un point de vue lexical, l'anglais, dont l'usage actuel au sens "évangélisme" est issu, dispose de deux adjectifs distincts : evangelical (« évangélique », « de l’Évangile » ou « des évangiles »; mais signifie parfois également en tant que substantif « adhérent au christianisme évangélique ») et evangelistic (« lié à la promotion de la prédication et de la dissémination de l’Évangile chrétien »), que le français nomme « évangéliste ».
  4. a et b (de) Erwin Fahlbusch, Geoffrey William Bromiley, Jan Milic Lochman, John Mbiti, Jaroslav Jan Pelikan et Lukas Vischer, Evangelisches Kirchenlexikon, USA, Wm. B. Eerdmans Publishing, , p. 212.
  5. Dictionnaire Larousse, Définition du mot évangéliste, consulté le 11 novembre 2019.
  6. a et b Dictionnaire Larousse, Définition du mot évangélique, consulté le 11 novembre 2019.
  7. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 1538
  8. a b et c Religioscope et Sébastien Fath, À propos de l’évangélisme et des Églises évangéliques en France – Entretien avec Sébastien Fath, religion.info, France, 3 mars 2002.
  9. a et b Donald W. Dayton, The Variety of American Evangelicalism, Univ. of Tennessee Press, USA, 2001, p. 155
  10. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France : socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, France, Labor et Fides, , p. 75.
  11. (en) Timothy J. Demy et Paul R. Shockley, Evangelical America: An Encyclopedia of Contemporary American Religious Culture, USA, ABC-CLIO, , p.466.
  12. Harold Heie, A Future for American Evangelicalism: Commitment, Openness, and Conversation, Wipf and Stock Publishers, USA, 2015, p. 11-15.
  13. (en) Darryl G. Hart, Deconstructing Evangelicalism: Conservative Protestantism in the Age of Billy Graham, Baker Academic, , 224 p. (ISBN 978-0-8010-2728-4, lire en ligne).
  14. Philippe Gonzalez, « Que ton règne vienne » : des évangéliques tentés par le pouvoir absolu, Genève/Paris, Labor et Fides, , 464 p. (ISBN 978-2-8309-1530-3, lire en ligne).
  15. Philippe Gonzalez, « Changer les cœurs, gagner les nations : la conversion dans l'évangélisme », sur Esprit Presse, (consulté le ).
  16. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau : le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, éditions Labor et Fides, France, 2005, p. 366.
  17. a et b Sébastien Fath, op. cit., p. 378.
  18. Donald M. Lewis, Richard V. Pierard, Global Evangelicalism: Theology, History & Culture in Regional Perspective, InterVarsity Press, USA, 2014, p. 297.
  19. a b et c Eric C. Miller, The Political Legacy of Progressive Evangelicals, religionandpolitics.org, USA, 27 octobre 2015.
  20. Frederick Casadesus, Les évangéliques sont-ils tous protestants ?, reforme.net, 20 octobre 2005.
  21. Catherine Coroller, « Les évangéliques font chapelle à part », liberation.fr, 15 juin 2010.
  22. Antoine Nouis, « Qu’est-ce que le “néoprotestantisme” » selon Régis Debray ?, reforme.net, France, 27 septembre 2017.
  23. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 10
  24. Sébastien Fath, ÉVANGÉLISME ET ÉGLISES ÉVANGÉLIQUES, universalis.fr, France, consulté le 31 mai 2019
  25. « Évangélisme » dans L'Encyclopédie canadienne, Historica Canada, 1985–. (consulté le ).
  26. Evangelical church, sur Encyclopaedia Britannica
  27. Michael G. Baylor, Raymond Geuss, Quentin Skinner, The Radical Reformation, Cambridge University Press, UK, 1991, p. X11
  28. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 70-71
  29. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse : origines et identités, Suisse, Labor et Fides, , p.65.
  30. a et b Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse : origines et identités, Suisse, Labor et Fides, , p. 67.
  31. Patrick Johnstone, The Future of the Global Church: History, Trends and Possiblities, InterVarsity Press, USA, 2014, p. 123
  32. Anne C. Loveland, Otis B. Wheeler, From Meetinghouse to Megachurch: A Material and Cultural History, University of Missouri Press, USA, 2003, p. 35
  33. Stephen J. Hunt, Handbook of Megachurches, Brill, Netherlands, 2019, p. 50
  34. Kenneth J Stewart, Restoring the Reformation: British Evangelicalism and the Francophone 'Reveil' 1816-1849, Wipf and Stock Publishers, USA, 2006, p. 84
  35. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, p. 111-112
  36. Christopher H. Sterling, Biographical Encyclopedia of American Radio, Routledge, USA, 2013, p. 253
  37. (en) J.K. Haden, C.E. Swann, Prime Time Preachers.The Rising Power of Televangelism (1981), p. 18-19
  38. Le Leadership Network contient un répertoire des mégaéglises évangéliques du monde sur son site web Warren Bird,, « The World's Largest Churches », sur leadnet.org (consulté le )
  39. Céline Hoyeau, « Billy Graham, le pasteur de l’Amérique, est mort », sur le Site du journal La Croix,
  40. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Éditions Labor et Fides, France, 2005, p. 217
  41. Jacques-Olivier Boudon, Françoise Thelamon, Les chrétiens dans la ville, Publications des Universités de Rouen et du Havre, Suisse, 2006, page 333
  42. Top Chrétien, Il était une fois le Top, topchretien.com, France, consulté le 2 avril 2016
  43. Céline Hoyeau, Avec Top chrétien, des missionnaires évangéliques ont élu domicile sur la Toile, la-croix.com, France, 2 décembre 2009
  44. Ruth Maclean, Eat, pray, live: the Lagos megachurches building their very own cities, theguardian.com, UK, 11 septembre 2017
  45. Jim Wallace, Kendrick brothers want to train next generation of Christian film makers, walb.com, USA, 10 avril 2013
  46. Mia Galuppo, Faith-Based Company Pure Flix Launches Theatrical Distribution Arm, hollywoodreporter.com, USA, 17 novembre 2015.
  47. Marie Malzac, En France, les évangéliques consolident leur croissance, la-croix.com, France, 4 janvier 2017
  48. Nioni Masela, Architecture : un temple de trois mille places érigé à Righini, adiac-congo.com, Congo-Kinshasa, 9 décembre 2014
  49. Marie-Ève Cousineau, La montée des églises évangéliques, radio-canada.ca, Canada, 17 novembre 2013
  50. Christianity : A Report on the Size and Distribution of the World's Christian Population, Pew Forum, 19 décembre 2011, p. 17
  51. Christianity : A Report on the Size and Distribution of the World's Christian Population, Pew Forum, 19 décembre 2011, p. 18
  52. a et b (en) « WEA » [archive du ], Alliance évangélique mondiale, (consulté le ).
  53. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 5.
  54. Luc Perin, Les évangéliques, meilleurs missionnaires que les catholiques ?, lavie.fr, France, 16 mai 2018
  55. Evangeliques.info,640 millions d'évangéliques dans le monde, evangeliques.info, Suisse, 24 janvier 2018
  56. « 660 millions d'évangéliques en 2020 (estimation) », sur blogdesebastienfath.hautetfort.com (consulté le )
  57. Samuel S. Hill, Charles H. Lippy, Charles Reagan Wilson, Encyclopedia of Religion in the South, Mercer University Press, USA, 2005, p. 304
  58. Allan Anderson, An Introduction to Pentecostalism: Global Charismatic Christianity, Cambridge University Press, Royaume-Uni, 2013, p. 175
  59. (en) William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, USA, Scarecrow Press, , p.391.
  60. Charles Taylor, La diversité de l'expérience religieuse aujourd'hui: William James revisité, Les Editions Fides, Canada, 2003, p. 39-40
  61. Richard K. Fenn, The Blackwell Companion to Sociology of Religion, John Wiley & Sons, USA, 2008, p. 52
  62. Bruce Milne, Know the Truth : A Handbook of Christian Belief, InterVarsity Press, , 384 p. (ISBN 978-0-8308-2576-9 et 0-8308-2576-2, lire en ligne), p. 332.
  63. NORIMITSU ONISHI, Korean Missionaries Carrying Word to Hard-to-Sway Places, nytimes.com, USA, 1er novembre 2004
  64. Quentin J. Schultze, Robert Herbert Woods Jr., Understanding Evangelical Media: The Changing Face of Christian Communication, InterVarsity Press, USA, 2009, p. 244
  65. (en) Johnstone et Mandryk, « Operation World » (consulté le ).
  66. Institute for the Study of American Evangelicals, « How Many Evangelicals Are There? », sur le site de Wheaton College (consulté le ).
  67. a et b Demy et Shockley 2017, p. 105.
  68. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, p. 95
  69. Roger E. Olson, The Westminster Handbook to Evangelical Theology, Westminster John Knox Press , UK, 2004, p. 172
  70. Peter Beyer, Religion in the Process of Globalization, Ergon, Germany, 2001, p. 261
  71. Roger E. Olson, The Westminster Handbook to Evangelical Theology, Westminster John Knox Press, USA, 2004, p. 100
  72. Brian Stanley, The Global Diffusion of Evangelicalism: The Age of Billy Graham and John Stott, InterVarsity Press, USA, 2013, p. 73
  73. Brackney 2009, p. 87. : "From the 16th century, those in the close circle of the believer's churches include the Mennonites, Brethren, Baptists, Amish, and Hutterites, to name the major subcategories. In more modern development, (…) such as the Pentecostals, may consider themselves believer's churches by this definition."
  74. Darren T. Duerksen, William A. Dyrness, Seeking Church: Emerging Witnesses to the Kingdom, InterVarsity Press, USA, 2019, p. 45 : "The Believer's Church: As we turn to the early “radical Reformation” or Anabaptist movement (…) widely seen in various Baptist, Pentecostal, community, and independent churches."
  75. Michel Deneken, Francis Messner, Frank Alvarez-Pereyre, La théologie à l'Université: statut, programmes et évolutions, Editions Labor et Fides, France, 2009, p. 64 : "L’enseignement dans les établissements évangéliques : (…) les églises évangéliques aimant à se présenter comme des « Églises de professants », dont les membres sont des chrétiens convaincus et engagés."
  76. Religioscope et Sébastien Fath,À propos de l’évangélisme et des Églises évangéliques en France – Entretien avec Sébastien Fath, religion.info, France, 3 mars 2002 : "Le critère d’«Eglise de professants» permet plus nettement de cerner ce que l’on appelle stricto sensu des évangéliques"
  77. Donald M. Lewis, Richard V. Pierard, Global Evangelicalism: Theology, History & Culture in Regional Perspective, InterVarsity Press, USA, 2014, p. 40 : "The modern mission movement is the outstanding exhibit of the influence of the evangelical theological impulse over the past four centuries". et 297: "The Baptist and Mennonite traditions are examples of believer's churches".
  78. Robert H. Krapohl, Charles H. Lippy, The Evangelicals: A Historical, Thematic, and Biographical Guide, Greenwood Publishing Group, USA, 1999, p. 11
  79. Donald F. Durnbaugh, The Believers' Church: The History and Character of Radical Protestantism, Wipf and Stock Publishers, USA, 2003, p. 32
  80. Brackney 2009, p. 183.
  81. Sébastien Fath États-Unis : quand la Bible fait la loi dans Historia, no 105, janvier-février 2007, p. 58.
  82. Luc Chartrand, La Bible au pied de la lettre, Le fondamentalisme questionné, Mediaspaul, 1995, p. 26, 27 et 133
  83. (de) Erwin Fahlbusch, Jan Milic Lochman, Geoffrey William Bromiley, John Mbiti, Jaroslav Jan Pelikan et Lukas Vischer, The Encyclopedia of Christianity, vol. 2, USA, Wm. B. Eerdmans Publishing, , p364.
  84. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006, p. 49
  85. Samuel S. Hill, Charles H. Lippy, Charles Reagan Wilson, Encyclopedia of Religion in the South, Mercer University Press, USA, 2005, p. 336
  86. Samuel S. Hill, The New Encyclopedia of Southern Culture: Volume 1: Religion, University of North Carolina Press, USA, 2006, p. 77
  87. Robert H. Krapohl, Charles H. Lippy, The Evangelicals: A Historical, Thematic, and Biographical Guide, Greenwood Publishing Group, USA, 1999, p. 197
  88. George Demetrion, In Quest of a Vital Protestant Center: An Ecumenical Evangelical Perspective, Wipf and Stock Publishers, USA, 2014, p. 128
  89. Roger E. Olson, The Westminster Handbook to Evangelical Theology, Westminster John Knox Press, USA, 2004, p. 49
  90. James Leo Garrett, Baptist Theology: A Four-century Study, Mercer University Press, USA, 2009, p. 45
  91. Robert Warner, Reinventing English Evangelicalism, 1966-2001: A Theological and Sociological Study, Wipf and Stock Publishers, USA, 2007, p. 229
  92. Demy et Shockley 2017, p. 363.
  93. a et b (en) Daniel Silliman, « World Vision Helped Evangelicals Become Social Activists—Within Limits », Christianity Today,‎ (lire en ligne).
  94. Axel R. Schäfer, Countercultural Conservatives: American Evangelicalism from the Postwar Revival to the New Christian Right, University of Wisconsin Press, USA, 2011, p. 50-51
  95. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 28
  96. James Innell Packer, Thomas C. Oden, One Faith: The Evangelical Consensus, InterVarsity Press, USA, 2004, p. 104
  97. Franck Poiraud, Les évangéliques dans la France du XXIe siècle, Editions Edilivre, France, 2007, p. 69, 73, 75
  98. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 1069
  99. Cecil M. Robeck, Jr, Amos Yong, The Cambridge Companion to Pentecostalism, Cambridge University Press, UK, 2014, p. 138
  100. Béatrice Mohr et Isabelle Nussbaum, Rock, miracles & Saint-Esprit, rts.ch, Suisse, 21 avril 2011
  101. (en) Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism, USA, Baylor University Press, , p.212.
  102. J. Philip Wogaman, Douglas M. Strong, Readings in Christian Ethics: A Historical Sourcebook, Westminster John Knox Press, USA, 1996, p. 141
  103. Donald F. Durnbaugh, The Believers' Church: The History and Character of Radical Protestantism, Wipf and Stock Publishers, USA, 2003, p. 65, 73
  104. Ed Hindson, Dan Mitchell, The Popular Encyclopedia of Church History, Harvest House Publishers, USA, 2013, p. 306
  105. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006, p. 67
  106. (en) J. Gordon Melton et Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, , p.1859.
  107. Donald B. Kraybill, Concise Encyclopedia of Amish, Brethren, Hutterites, and Mennonites, JHU Press, USA, 2010, p. XIV
  108. Mennonite World Conference, Carte & Statistiques, mwc-cmm.org, Canada, consulté le 5 décembre 2020
  109. Melton et Baumann 2010, p. 298.
  110. Brackney 2009, p. 530.
  111. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006, p. 328
  112. Winthrop S. Hudson, Baptist, britannica.com, Angleterre, consulté le 21 août 2016
  113. Robert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 33
  114. Michael Edward Williams, Walter B. Shurden, Turning Points in Baptist History, Mercer University Press, USA, 2008, p. 36
  115. John H. Y. Briggs, A Dictionary of European Baptist Life and Thought, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 467
  116. Michael Edward Williams, Walter B. Shurden, Turning Points in Baptist History, Mercer University Press, USA, 2008, p. 223
  117. Robert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 238
  118. Balmer 2004, p. 58.
  119. Melton et Baumann 2010, p. 299.
  120. Louis Fraysse,Qui sont les baptistes ?, reforme.net, France, 28 juillet 2020
  121. (en) « Members », sur le site de la Baptist World Alliance (consulté le )
  122. Balmer 2004, p. 446.
  123. J. Gordon Melton, Pentecostalism, britannica.com, USA, consulté le 28 mai 2020.
  124. Allan Anderson, An Introduction to Pentecostalism: Global Charismatic Christianity, Cambridge University Press, UK, 2013, p. 99
  125. Balmer 2004, p. 47.
  126. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse : origines et identités, Genève (Suisse), Labor et Fides, , 366 p. (ISBN 978-2-8309-1215-9, lire en ligne), p. 53.
  127. Richard Alex Neff, Évangéliques en réseau: Trajectoires identitaires entre la France et les États-Unis, Editions L'Harmattan, France, 2016, p. 40.
  128. TCHICAYA-OBOA Régine, KOUVOUAMA Abel, MISSIE Jean-Pierre, Sociétés en mutation dans l'Afrique contemporaine. Dynamiques locales, dynamiques globales, KARTHALA Editions, France, 2014, p. 417
  129. Jean Baubérot, Micheline Milot, Philippe Portier, Laïcité, laïcités: Reconfigurations et nouveaux défis, Les Editions de la MSH, France, 2014, p. 216
  130. Melton et Baumann 2010, p. 2223.
  131. Jelle Creemers, Theological Dialogue with Classical Pentecostals: Challenges and Opportunities, Bloomsbury Publishing, UK, 2015, p. 49.
  132. a b et c Pew Research Center, Global Christianity – A Report on the Size and Distribution of the World’s Christian Population, 19 décembre 2011.
  133. Assemblies of God World Missions, Vital statistics, agwm.org, USA, consulté le 14 octobre 2019.
  134. Balmer 2004, p. 149.
  135. Elwell 2001, p. 222.
  136. Benjamin G. McNair Scott, Apostles Today: Making Sense of Contemporary Charismatic Apostolates: A Historical and Theological Appraisal, Wipf and Stock Publishers, USA, 2014, p. 7
  137. William H. Swatos, Peter Kivisto, Encyclopedia of Religion and Society, Rowman Altamira, USA, 1998, p. 81
  138. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau. Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 219-220
  139. Fahlbusch et Bromiley 1999, vol.4, p. 142.
  140. Fahlbusch et Bromiley 1999, p. 445-446.
  141. Young-hoon Lee, The Holy Spirit Movement in Korea: Its Historical and Theological Development, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 4
  142. Allan Anderson, An Introduction to Pentecostalism: Global Charismatic Christianity, Cambridge University Press, UK, 2013, p. 157
  143. Sébastien Fath et Jean-Paul Willaime, La nouvelle France protestante: essor et recomposition au XXIe siècle, Édition Labor et Fides, France, 2011, p. 142-143
  144. Pew Research Center, AMERICA'S CHANGING RELIGIOUS LANDSCAPE, pewforum.org, États-Unis, 12 mai 2015
  145. Ed Stetzer, The rise of evangelical 'nones', cnn.com, USA, 12 juin 2015
  146. Peter C. Phan, Christianities in Asia, John Wiley & Sons, USA, 2011, p. 90
  147. Sébastien Fath, Dieu XXL, la révolution des mégachurches, Édition Autrement, France, 2008, p. 25, 42
  148. Bryan S. Turner, Oscar Salemink, Routledge Handbook of Religions in Asia, Routledge, UK, 2014, p. 407
  149. Roger E. Olson, The Mosaic of Christian Belief, InterVarsity Press, USA, 2016, p. 43
  150. Hartford Seminary, Hartford Institute for Religion Research, Nondenominational & Independent Congregations, hirr.hartsem.edu, États-Unis, consulté le 14 décembre 2018
  151. Michael De Groote, The rise of the nons: Why nondenominational churches are winning over mainline churches, deseretnews.com, USA, 25 février 2011
  152. Vincent Jackson, How non-denominational churches are attracting millennials, pressofatlanticcity.com, USA, 2 février 2017
  153. Peter C. Phan, Christianities in Asia, John Wiley & Sons, USA, 2011, p. 90-91
  154. Allan Anderson, An Introduction to Pentecostalism: Global Charismatic Christianity, Cambridge University Press, UK, 2013, p. 66
  155. Kimon Howland Sargeant, Seeker Churches: Promoting Traditional Religion in a Nontraditional Way, Rutgers University Press, USA, 2000, p. 28
  156. Donald F. Durnbaugh, The Believers' Church: The History and Character of Radical Protestantism, Wipf and Stock Publishers, USA, 2003, p. 8
  157. John Howard Yoder, Theology of Mission: A Believers Church Perspective, InterVarsity Press, USA, 2014, p. 147
  158. IFFEC, History, iffec.org, Allemagne, consulté le 9 janvier 2020
  159. a et b Peter Clarke, Encyclopedia of New Religious Movements, Routledge, USA, 2004, p. 397
  160. Yaron Perry, Elizabeth Yodim, British Mission to the Jews in Nineteenth-century Palestine, Routledge, UK, 2004, p. 15
  161. « Les juifs messianiques » [PDF], sur akadem.org, Akadem
  162. Demy et Shockley 2017, p. 237.
  163. Balmer 2004, p. 497.
  164. Sarah Posner, Kosher Jesus: Messianic Jews in the Holy Land, theatlantic.com, USA, 29 novembre 2012
  165. Robert Paul Lightner, Handbook of Evangelical Theology, Kregel Academic, USA, 1995, p. 228
  166. Robert Paul Lightner, Handbook of Evangelical Theology, Kregel Academic, USA, 1995, p. 234
  167. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 210
  168. Elwell 2001, p. 258.
  169. (en) Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, , p.778.
  170. Elwell 2001, p. 370.
  171. John H. Y. Briggs, A Dictionary of European Baptist Life and Thought, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 53
  172. William K. Kay, Pentecostalism: A Very Short Introduction, OUP Oxford, UK, 2011, p. 81
  173. Elwell 2001, p. 171.
  174. Karl Inge Tangen, Ecclesial Identification beyond Late Modern Individualism?: A Case Study of Life Strategies in Growing Late Modern Churches, BRILL, Netherlands, 2012, p. 27
  175. Michel Deneken, Francis Messner, Frank Alvarez-Pereyre, La théologie à l'Université: statut, programmes et évolutions, Editions Labor et Fides, France, 2009, p. 61
  176. Sébastien Fath, Du ghetto au réseau: Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Édition Labor et Fides, France, 2005, p. 55
  177. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, p. 578
  178. Brackney 2009, p. 431.
  179. Shane Clifton, Pentecostal Churches in Transition: Analysing the Developing Ecclesiology of the Assemblies of God in Australia, BRILL, Netherlands, 2009, p. 134
  180. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 117
  181. Mark Husbands, Timothy Larsen, Women, Ministry and the Gospel: Exploring New Paradigms, InterVarsity Press, USA, 2007, p. 230
  182. Rosemary Skinner Keller, Rosemary Radford Ruether, Marie Cantlon, Encyclopedia of Women and Religion in North America, Volume 1, Indiana University Press, USA, 2006, p. 294
  183. Robert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 372
  184. Lisa Stephenson, Dismantling the Dualisms for American Pentecostal Women in Ministry, BRILL, USA, 2011, p. 46
  185. Glenn T. Miller, Piety and Plurality: Theological Education since 1960, Wipf and Stock Publishers, USA, 2014, p. 94
  186. Lisa Stephenson, Dismantling the Dualisms for American Pentecostal Women in Ministry, BRILL, USA, 2011, p. 55
  187. Gerald R. McDermott, The Oxford Handbook of Evangelical Theology, Oxford University Press, UK, 2013, p. 311
  188. Roger E. Olson, The Westminster Handbook to Evangelical Theology, Westminster John Knox Press , UK, 2004, p. 284
  189. Bruce E. Shields, David Alan Butzu, Generations of Praise: The History of Worship, College Press, USA, 2006, p. 307-308
  190. Robert Dusek, Facing the Music, Xulon Press, USA, 2008, p. 65
  191. Franklin M. Segler, Randall Bradley, Christian Worship: Its Theology and Practice, B&H Publishing Group, USA, 2006, p. 207
  192. Gaspard Dhellemmes, Spectaculaire poussée des évangéliques en Île-de-France, lejdd.fr, France, 7 juin 2015
  193. Greg Dickinson, Suburban Dreams: Imagining and Building the Good Life, University of Alabama Press, USA, 2015, p. 144
  194. Jeanne Halgren Kilde, When Church Became Theatre: The Transformation of Evangelical Architecture and Worship in Nineteenth-century America, Oxford University Press, USA, 2005, p. 159, 170, 188
  195. Anne C. Loveland, Otis B. Wheeler, From Meetinghouse to Megachurch: A Material and Cultural History, University of Missouri Press, USA, 2003, p. 67
  196. Brackney 2009, p. 402.
  197. Daniel E. Albrecht, Rites in the Spirit: A Ritual Approach to Pentecostal/Charismatic Spirituality, A&C Black, UK, 1999, p. 124
  198. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, Baker Academic, USA, 2001, p. 236-239
  199. D. A. Carson, Worship: Adoration and Action: Adoration and Action, Wipf and Stock Publishers, USA, 2002, p. 161
  200. Jeanne Halgren Kilde, Sacred Power, Sacred Space: An Introduction to Christian Architecture and Worship, Oxford University Press, USA, 2008, p. 193
  201. Harold W. Turner, From Temple to Meeting House: The Phenomenology and Theology of Places of Worship, Walter de Gruyter, Allemagne, 1979, p. 258
  202. Justin G. Wilford, Sacred Subdivisions: The Postsuburban Transformation of American Evangelicalism, NYU Press, USA, 2012, p. 78
  203. Loveland et Wheeler 2003, p. 2.
  204. Peter W. Williams, Houses of God: Region, Religion, and Architecture in the United States, University of Illinois Press, USA, 2000, p. 125
  205. Murray Dempster, Byron D. Klaus, Douglas Petersen, The Globalization of Pentecostalism: A Religion Made to Travel, Wipf and Stock Publishers, USA, 2011, p. 210
  206. Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the Global South, Volume 2, Rowman & Littlefield, USA, 2018, p. 32
  207. (en) Anne C. Loveland et Otis B. Wheeler, From Meetinghouse to Megachurch : A Material and Cultural History, USA, University of Missouri Press, , p. 149.
  208. Voir, par exemple, Relevant Community Church Receives Solomon Award (20 novembre 2019)
  209. Annabelle Caillou, Vivre grâce aux dons et au bénévolat, ledevoir.com, Canada, 10 novembre 2018
  210. Helmuth Berking, Silke Steets, Jochen Schwenk, Religious Pluralism and the City: Inquiries into Postsecular Urbanism, Bloomsbury Publishing, UK, 2018, p. 78
  211. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 1359
  212. Cameron J. Anderson, The Faithful Artist: A Vision for Evangelicalism and the Arts, InterVarsity Press, USA, 2016, p. 124
  213. Doug Jones, Sound of Worship, Taylor & Francis, USA, 2013, p. 90
  214. Brackney 2009, p. 61.
  215. Wade Clark Roof, Contemporary American Religion, Volume 1, Macmillan, UK, 2000, p. 49
  216. Bryan S. Turner, The New Blackwell Companion to the Sociology of Religion, John Wiley & Sons, USA, 2010, p. 251
  217. Gary Laderman, Luis León, Religion and American Cultures: Tradition, Diversity, and Popular Expression, 2nd Edition [4 volumes], ABC-CLIO, USA, 2014, p. 363
  218. Loveland et Wheeler 2003, p. 3.
  219. Sam Hey, Megachurches: Origins, Ministry, and Prospects, Wipf and Stock Publishers, USA, 2013, page 265
  220. Ed Stetzer, Megachurch Research - Terminology, christianitytoday.com, USA, 9 octobre 2008
  221. Alicia Budich, From Megachurch to "Gigachurch", cbsnews.com, USA, 6 avril 2012
  222. Fahlbusch et Bromiley 1999, vol.4, p. 163.
  223. Yves Mamou, Yves Mamou: «Les persécutions de chrétiens ont lieu en majorité dans des pays musulmans», lefigaro.fr, France, 20 mars 2019
  224. Wesley Rahn, In Xi we trust - Is China cracking down on Christianity?, dw.com, Allemagne, 19 janvier 2018
  225. Allan Heaton Anderson, An Introduction to Pentecostalism: Global Charismatic Christianity, Cambridge University Press, UK, 2013, p. 104
  226. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 328
  227. Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the Global South, Volume 2, Rowman & Littlefield, USA, 2018, p. 364
  228. Samuel Escobar, The New Global Mission: The Gospel from Everywhere to Everyone, InterVarsity Press, États-Unis, 2013, p. 24
  229. Vinson Synan, Amos Yong, Global Renewal Christianity: Europe and North America Spirit-Empowered Movements: Past, Present and Future, Charisma Media, USA, 2017, p. 26
  230. Rémy Chhem, Marc-André Morency, Communauté des hommes d’affaires du plein Évangile, CROIR, Canada, consulté le 13 février 2016
  231. Christianisme aujourd'hui, Les réseaux d’affaires chrétiens se multiplient, christianismeaujourdhui.info, Suisse, 14 septembre 2010
  232. Nathalie Roy, L’Association des hommes d’affaires du Plein Évangile soulignera ses 25 ans de fondation, leveil.com, Canada, 05 février 2010
  233. David P. King, God's Internationalists: World Vision and the Age of Evangelical Humanitarianism, University of Pennsylvania Press, USA, 2019, p. 47, 121
  234. Brian Steensland, Philip Goff, The New Evangelical Social Engagement, Oxford University Press USA, USA, 2014, p. 242-243
  235. Wendy Murray Zoba, The Beliefnet Guide To Evangelical Christianity, Three Leaves Press, USA, 2005, p. XX.
  236. Sébastien Fath, Dieu XXL, la révolution des mégachurches, Édition Autrement, France, 2008, p. 42, 116.
  237. Donald M. Lewis, Richard V. Pierard, Global Evangelicalism: Theology, History & Culture in Regional Perspective, InterVarsity Press, USA, 2014, p. 263
  238. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 84-85
  239. Ed Hindson, Dan Mitchell, The Popular Encyclopedia of Church History, Harvest House Publishers, USA, 2013, p. 357
  240. Martin I. Klauber, Scott M. Manetsch, Erwin W. Lutzer, The Great Commission: Evangelicals and the History of World Missions, B&H Publishing Group, USA, 2008, p. 54
  241. Donald M. Lewis, Richard V. Pierard, Global Evangelicalism: Theology, History & Culture in Regional Perspective, InterVarsity Press, USA, 2014, p. 267
  242. L. William Oliverio Jr., Theological Hermeneutics in the Classical Pentecostal Tradition, Brill, Netherlands, 2012, p. 279
  243. John A. Radano, Celebrating a Century of Ecumenism: Exploring the Achievements of International Dialogue, Wm. B. Eerdmans Publishing, USA, 2012, p. 218
  244. Angelo Maffeis, Ecumenical Dialogue, Liturgical Press, USA, 2005, p. 44-45
  245. Charles L. Cohen, Paul S. Boyer, Religion and the Culture of Print in Modern America, University of Wisconsin Press, USA, 2008, p. 32
  246. Elmer J. O'Brien, The Wilderness, the Nation, and the Electronic Era: American Christianity and Religious Communication, 1620-2000: An Annotated Bibliography, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 593
  247. Daniel G. Reid, Robert D. Linder, Bruce Shelley, Harry S. Stout, Craig A. Noll, Concise Dictionary of Christianity in America, Wipf and Stock Publishers, USA, 2002, p. 76
  248. CLC, Who are we?, clcinternational.org, UK, consulté le 2 septembre 2017
  249. Robert Crosby, Remembering David Wilkerson, christianitytoday.com, USA, 29 avril 2011
  250. Susan Shinn Turner, Dr Gary Chapman speaks at Chamber breakfast: ‘All you need is love’, salisburypost.com, USA, 28 janvier 2018
  251. Chris Lehmann, The Book of Numbers, slate.com, USA, 17 mars 2003
  252. NRB, Rick Warren to Speak at Proclaim 19 Convention in Anaheim, nrb.org, USA, 17 janvier 2019
  253. a et b (en) George Thomas Kurian et James D. Smith III, The Encyclopedia of Christian Literature, vol. 2, USA, Scarecrow Press, , p. 98.
  254. John Arnold Schmalzbauer, People of Faith: Religious Conviction in American Journalism and Higher Education, Cornell University Press, USA, 2003, p. 29
  255. David P. Gushee, The Future of Faith in American Politics: The Public Witness of the Evangelical Center, Baylor University Press, USA, 2008, p. 100
  256. TIME STAFF, INFLUENTIAL EVANGELICALS - Stephen Strang, time.com, USA, 07 février 2005
  257. DAN PING, Profit & Ministry, businessobserverfl.com, USA, 13 mai 2011
  258. Jean-Paul WILLAIME et SEBASTIEN FATH, Les médias protestants : quand huguenot rime avec réseau, inaglobal.fr, France, 07 juin 2017
  259. Mark Ward Sr., The Electronic Church in the Digital Age: Cultural Impacts of Evangelical Mass Media, ABC-CLIO, USA, 2015, p. 241
  260. Joseph F. Conley, Drumbeats that Changed the World: A History of the Regions Beyond Missionary Union and the West Indies Mission, 1873-1999, William Carey Library, USA, 2000, p. 396
  261. Amos Cincir, Radio-Télé Lumière a célébré ses 53 ans, lenouvelliste.com, Haïti, 5 mars 2012
  262. Phare FM, Phare FM : la radio autrement, pharefm.com, France, consulté le 11 février 2019
  263. Simon Haberkorn, Le Phare de la bande FM, mplusinfo.fr, France, 6 octobre 2017
  264. Balmer 2004, p. 157.
  265. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 469
  266. Mark Ward Sr., The Electronic Church in the Digital Age: Cultural Impacts of Evangelical Mass Media [2 volumes]: Cultural Impacts of Evangelical Mass Media, ABC-CLIO, USA, 2015, page 206
  267. Balmer 2004, p. 695.
  268. Al Hayat Ministries, Our Supporters, alhayat.org, USA, consulté le
  269. Naomi Sakr, Arab Television Today, I.B.Tauris, UK, 2007, p. 152
  270. Heidi Campbell, When Religion Meets New Media, Routledge, USA, 2010, p. 191
  271. BILL SHERMAN, Lifechurch.tv's Bible app attracts millions of users, tulsaworld.com, USA, 4 janvier 2011
  272. KATHERINE T. PHAN, YouVersion Bible App Creator Makes 100 Most Creative People List, christianpost.com, USA, 31 mai 2011
  273. AMY O’LEARY, In the Beginning Was the Word; Now the Word Is on an App, nytimes.com, USA, 26 juillet 2013
  274. Laure Belot, Prier, images pieuses au creux de la main, lemonde.fr, France, 2 mars 2016
  275. GNA, Asoriba launches church management software, businessghana.com, Ghana, 3 février 2017
  276. Stella Lau, Popular Music in Evangelical Youth Culture, Routledge, USA, 2013, p. 153
  277. W. K. McNeil, Encyclopedia of American Gospel Music, Routledge, USA, 2013, p. 108
  278. Don Cusic, Encyclopedia of Contemporary Christian Music: Pop, Rock, and Worship: Pop, Rock, and Worship, ABC-CLIO, USA, 2009, p. 359
  279. Kathy Cichon, Hillsong brings message of worship to Chicagoland, chicagotribune.com, USA, 9 avril 2018
  280. Monique Ingalls, Carolyn Landau, Tom Wagner, Christian Congregational Music: Performance, Identity and Experience, Routledge, USA, 2016, p. 138
  281. Kelsey McKinney, How Hillsong Church conquered the music industry in God’s name, thefader.com, USA, 11 octobre 2018
  282. Monique M. Ingalls, Singing the Congregation: How Contemporary Worship Music Forms Evangelical Community, Oxford University Press, USA, 2018, p. 42-43, 85
  283. Monique M. Ingalls, Singing the Congregation: How Contemporary Worship Music Forms Evangelical Community, Oxford University Press, USA, 2018, p. 116, 197
  284. Mia Galuppo, Faith-Based Company Pure Flix Launches Theatrical Distribution Arm, hollywoodreporter.com, USA, 17 novembre 2015
  285. KATHERINE ROSMAN, nytimes.com, Forget Netflix and Chill. Try Pure Flix and Pray., USA, 22 avril 2017
  286. Scott Mendelson, 'I Can Only Imagine' Aside, Faith-Based Dramas Are Still A Risky Box Office Bet, forbes.com, USA, 28 mars 2018.
  287. Kevin M. Taylor, American Evangelicals and Religious Diversity: Subcultural Education, Theological Boundaries, and the Relativization of Tradition, Information Age Publishing, USA, 2006, p. 34.
  288. James Findlay, Agency, Denominations, and the Western Colleges, 1830-1860 dans Roger L. Geiger, The American College in the Nineteenth Century, Vanderbilt University Press, USA, 2000, p. 115
  289. Demy et Shockley 2017, p. 206.
  290. Mark A. Noll, The New Shape of World Christianity: How American Experience Reflects Global Faith, InterVarsity Press, USA, 2009, p. 45.
  291. Balmer 2004, p. 190.
  292. Council for Christian Colleges & Universities, About, cccu.org, USA, consulté le 8 juin 2021
  293. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christian Education, Volume 3, Rowman & Littlefield, USA, 2015, p. 819
  294. Balmer 2004, p. 40.
  295. ACSI, Where does ACSI work?, acsi.org, USA, consulté le 8 juin 2021
  296. Bernhard Ott, Understanding and Developing Theological Education, Langham Global Library, UK, 2016, p. 23
  297. Brian Stiller, Evangelicals Around the World: A Global Handbook for the 21st Century, Thomas Nelson, USA, 2015, p. 170.
  298. David N. Livingstone, D. G. Hart, Mark A. Noll, Evangelicals and Science in Historical Perspective, Oxford University Press, USA, 1999, p. 234
  299. Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism: Revised and expanded edition, Baylor University Press, USA, 2004, p. 29.
  300. Quentin J. Schultze, Robert Herbert Woods Jr., Understanding Evangelical Media: The Changing Face of Christian Communication, InterVarsity Press, USA, 2009, p. 164.
  301. Alexis Weed, Noah's Ark opens at Kentucky theme park, cnn.com, USA, 7 juillet 2016
  302. Balmer 2004, p. 353.
  303. Demy et Shockley 2017, p. 224.
  304. John DeLamater, Rebecca F. Plante, Handbook of the Sociology of Sexualities, Springer, USA, 2015, p. 351
  305. Kathleen J. Fitzgerald, Kandice L. Grossman, Sociology of Sexualities, SAGE Publications, USA, 2017, p. 166
  306. Noah Manskar, Baptists encourage marrying younger, tennessean.com, USA, 12 aout 2014
  307. Maïté Maskens, Le traitement de la virginité chez les migrants pentecôtistes à Bruxelles, L'Espace Politique , 13 | 2011-1, France, mis en ligne le 06 mai 2011, paragraphe 28
  308. Anugrah Kumar, Are Most Single Christians in America Having Sex?, christianpost.com, USA, 28 septembre 2011
  309. Robert Woods, Evangelical Christians and Popular Culture: Pop Goes the Gospel, Volume 1, ABC-CLIO, USA, 2013, p. 44
  310. Hilde Løvdal Stephens, Family Matters: James Dobson and Focus on the Family's Crusade for the Christian Home, University of Alabama Press, USA, 2019, p. 100
  311. David K. Clark, Robert V. Rakestraw, Readings in Christian Ethics: Issues and Applications, Baker Academic, USA, 1994, p. 162.
  312. Mark D. Regnerus, Forbidden Fruit : Sex & Religion in the Lives of American Teenagers, Oxford University Press, USA, 2007, p. 115
  313. Hilde Løvdal Stephens, Family Matters: James Dobson and Focus on the Family's Crusade for the Christian Home, University of Alabama Press, USA, 2019, p. 95-97
  314. Eromosele Ebhomele, Masturbation Not A Sin – Oyakhilome, pmnewsnigeria.com, Nigeria, 24 février 2012.
  315. Molly McElroy, Virginity pledges for men can lead to sexual confusion — even after the wedding day, washington.edu, USA, 9 octobre 2015
  316. Joy Bennett, Many churches don't talk about sex beyond virginity, virginity, virginity, theguardian.com, UK, 11 février 2013
  317. Sara Moslener, Virgin Nation: Sexual Purity and American Adolescence, Oxford University Press, USA, 2015, p. 14
  318. Demy et Shockley 2017, p. 371.
  319. Emma Green, The Warrior Wives of Evangelical Christianity, theatlantic.com, USA, 9 novembre 2014
  320. Christian Willi, 400 jeunes pour une conférence sur le sexe, christianismeaujourdhui.info, Suisse, 23 août 2016
  321. Kelsy Burke, Christians Under Covers: Evangelicals and Sexual Pleasure on the Internet, University of California Press, USA, 2016, p. 31, 66
  322. Luiza Oleszczuk, Interview: Famed Author Gary Chapman Talks Love, Marriage, Sex, christianpost.com, USA, 25 février 2012
  323. Jonathan Zimmerman, Tim LaHaye's sex-ed legacy: Before he wrote novels about the apocalypse, he and his wife opened right-wing Christian married couples' eyes, nydailynews.com, USA, 29 juillet 2016
  324. Jeffrey S. Siker, Homosexuality and Religion: An Encyclopedia, Greenwood Publishing Group, USA, 2007, p. 112
  325. William Henard, Adam Greenway, Evangelicals Engaging Emergent, B&H Publishing Group, USA, 2009, p. 20
  326. Jeffrey S. Siker, Homosexuality and Religion: An Encyclopedia, Greenwood Publishing Group, USA, 2007, p. 114
  327. David L. Balch, Muddling Thought : The Church and Sexuality/Homosexuality by Mark G. Toulouse, Homosexuality, Science, and the "Plain Sense" of Scripture, Wipf and Stock Publishers, USA, 2007, p. 28
  328. Stephen Hunt, Contemporary Christianity and LGBT Sexualities, Routledge, UK, 2016, p. 40-41
  329. Brackney 2009, p. 520.
  330. Adrian Thatcher, The Oxford Handbook of Theology, Sexuality, and Gender, Oxford University Press, UK, 2015, p. 368
  331. Jacqueline L. Salmon, Rift Over Gay Unions Reflects Battle New to Black Churches, washingtonpost.com, USA, 19 août 2007
  332. Dan Dyck et Dick Benner, Delegates vote to allow space for differences, canadianmennonite.org, Canada, 20 juillet 2016
  333. Margaret Lamberts Bendroth, Fundamentalism and Gender, 1875 to the Present, Yale University Press, USA, 1996, p. 83
  334. (en) T. Collins, Sport in Capitalist Society. A Short History (Londres-New York, 2013), p. 39.
  335. Joan Tilouine et Nicolas Courtin, « Nouveaux christianismes » (3/5) : être chef d’Etat et évangéliste, lemonde.fr, France, 06 juillet 2015
  336. (en) Ira Basen, « From 'Bible Bill' to Stephen Harper, the evolution of faith-based politics », sur le site de CBC / Radio Canada, (consulté le )
  337. (en) Erin Jex, CANADIAN FOREIGN AID AND THE CHRISTIAN RIGHT: STEPHEN HARPER, ABORTION, AND THE GLOBAL CULTURE WARS IN SUB-SAHARAN AFRICA, 2006–2015 (thèse, Faculty of Social Sciences, School of Political Studies, University of Ottawa, 2017). Voir en particulier p.2 et la bibliographie, dont fait partie l'ouvrage de Marci McDonald, "The Armageddon Factor: The Rise of Christian Nationalism in Canada", éditeur : Vintage Canada, Toronto, 2010. lire en ligne
  338. Laurent Rigoulet avec Clarisse Meirelles, « “Au Brésil, les évangéliques vont chercher dans les textes sacrés ce qui appuie leur projet de société” », sur Télérama.fr, Télérama, (consulté le )
  339. a b c et d (en) Richard M. Harley, The Evangelical Vote and the Presidency, 25 juin 1980, The Christian Science Monitor, page 12.lire en ligne
  340. (en) Robert KAISER, As With the Country, Differing Sympathies for The "New Tolerance": The Social Issues, 1er novembre 1980, The Washington Post, lire en ligne.
  341. a et b (en) Steven P. Miller, The Age of Evangelicalism : America's Born-Again Years, Oxford University Press,  ; extrait en ligne : Steven P. Miller, « The evangelical presidency: Reagan’s dangerous love affair with the Christian right », (consulté le ).
  342. (en) Maureen DOWD, We keep bumping into Jesus on the campaign trail, 16 décembre 1999, Register-Guard.
  343. (en) David Kuo, Tempting Faith : An Inside Story of Political Seduction, Free Press, , 320 pages p. (ISBN 978-0-7432-8713-5).
  344. (en) « A Post-Election Look at Religious Voters in the 2008 Election », sur le site du Pew Research Center - Religion & Public Life, (consulté le ).
  345. Alex Johnson, What's Behind Evangelical Support for Donald Trump? Less Than You Think, nbcnews.com, USA, 16 octobre 2016
  346. Napp Nazworth, Why Evangelical Leaders Opposed to Trump Speak for More Evangelicals Than You Think, christianpost.com, USA, 19 avril 2018
  347. Alexis Buisson, Céline Hoyeau, Aux États-Unis, une génération d’évangéliques le cœur à gauche, la-croix.com, France, 27 octobre 2017
  348. Katelyn Beaty, At a Private Meeting in Illinois, a Group of Evangelicals Tried to Save Their Movement from Trumpism, newyorker.com, USA, 26 avril 2018
  349. (en) Julian Borger, « ‘Brought to Jesus’: the evangelical grip on the Trump administration », sur The Guardian, .
  350. (en) Harriet Sherwood, « 'Toxic Christianity': the evangelicals creating champions for Trump », sur theguardian.com, .
  351. Julian Borger, ‘Brought to Jesus’: the evangelical grip on the Trump administration, theguardian.com, UK, 11 janvier 2019
  352. Napp Nazworth, Reminder: Evangelicals are about evenly split on Trump (analysis), christianpost.com, USA, 22 décembre 2019
  353. Lewis Baldwin, The Voice of Conscience: The Church in the Mind of Martin Luther King, Jr., Oxford University Press, USA, 2010, p. 16.
  354. Kate Bowler, Blessed: A History of the American Prosperity Gospel, OUP USA, 2013, p. 73.
  355. Balmer 2004, p. 562.
  356. Kate Bowler, op. cit., p. 59.
  357. a et b Laure Atmann, « Au nom de Dieu et… du fric ! », notreafrik.com, Belgique, 26 juillet 2015.
  358. Bob Smietana, Prosperity Gospel Taught to 4 in 10 Evangelical Churchgoers, christianitytoday.com, USA, 31 juillet 2018.
  359. Kate Shellnutt, When Tithing Comes With a Money-Back Guarantee, charismanews.com, USA, 28 juin 2016.
  360. Venance Konan, Églises évangéliques d’Abidjan - « Au nom du père, du fils et... du business », Le Nouveau Réveil sur koffi.net, Côte d’Ivoire, 10 mai 2007.
  361. Marie-Claude Malboeuf et Jean-Christophe Laurence, « Églises indépendantes : le culte de l'argent », lapresse.ca, Canada, 17 novembre 2010.
  362. Laurie Goodstein, Believers Invest in the Gospel of Getting Rich, nytimes.com, USA, 15 août 2009.
  363. Jean-Christophe Laurence, « Le business religieux », lapresse.ca, Canada, 17 novembre 2010.
  364. a et b Trésor Kibangula, RDC : pasteur, un job en or, jeuneafrique.com, France, 6 février 2014.
  365. Cathleen Falsani, Falsani: Get real, ‘Preachers of L.A.’, ocregister.com, USA, 7 octobre 2013.
  366. Mfonobong Nsehe, Les pasteurs les plus riches du Nigéria, forbesafrique.com, France, 28 novembre 2015.
  367. Henrik Lindell, Théologie de la prospérité : quand Dieu devient un distributeur de miracles, lavie.fr, France, 8 aout 2012.
  368. AFP, « Le ruineux Evangile des "théologiens de la prospérité" », lepoint.fr, France, 26 mars 2013.
  369. Michael J. Anthony, Introducing Christian Education: Foundations for the Twenty-first Century, Baker Academic, USA, 2001, p. 284.
  370. Balmer 2004, p. 239.
  371. Jean-Paul Willaime, « Protestantisme et société  », Sociologie du protestantisme Presses universitaires de France, 2005, p. 81-102.
  372. Christian Mesnil, « Les stratégies de communication des protestants français », Communication et organisation 9 (1996) 75 ; DOI : 10.4000/communicationorganisation.1841, p. 11.
  373. K. W. Giberson et R. J. Stephens, The Evangelical Rejection of Reason, The New York Times (17 octobre 2011).
  374. Ed Stetzer, Do Denominations Matter?, christianitytoday.com, USA, 15 septembre 2011
  375. Darren E. Grem, The Blessings of Business: How Corporations Shaped Conservative Christianity, Oxford University Press, UK, 2016, p. 141
  376. Robert A. Wauzzinski, Between God and Gold : Protestant Evangelicalism and the Industrial Revolution, 1820-1914, Fairleigh Dickinson University Press, Canada, 1993, p. 160
  377. Timothée de Rauglaudre, « Les habits religieux de l’ultralibéralisme », Revue du Crieur, vol. N°17, no 3,‎ , p. 20, 22-23 (ISSN 2428-4068 et 2649-7565, DOI 10.3917/crieu.017.0014, lire en ligne, consulté le )
  378. Bbc, « Un pasteur qui 'prétend guérir' le Sida condamné au Zimbabwe », bbc.com, UK, 6 février 2019.
  379. Bbc, South Africa funeral firm to sue pastor for 'resurrection stunt', bbc.com, UK, 26 février 2018.
  380. Marwa Eltagouri, A televangelist’s flu-season advice: ‘Inoculate yourself with the word of God’, cnn.com, USA, 6 février 2018.
  381. Richard Burgess, Nigeria's Christian Revolution, Wipf and Stock Publishers, USA, 2008, p. 225
  382. Jean François Channon Denwo, « Au Cameroun, trois morts dans une Église évangélique qui interdit à ses patients les soins médicaux », africa.la-croix.com, France, 6 mars 2019.
  383. Serge Carrel, Un texte du CNEF pour dialoguer autour de la guérison, lafree.ch, Suisse, 13 mai 2016.
  384. CNEF, La guérison miraculeuse, lecnef.org, France, juin 2015.
  385. Stephen Offutt, New Centers of Global Evangelicalism in Latin America and Africa, Cambridge University Press, UK, 2015, p. 143.
  386. Melani McAlister, The Kingdom of God Has No Borders: A Global History of American Evangelicals, Oxford University Press, USA, 2018, p. 223, 256.
  387. Sharon Henderson Callahan, Religious Leadership: A Reference Handbook, SAGE Publications, USA, 2013, p. 494.
  388. Eliza Griswold, Silence Is Not Spiritual: The Evangelical #MeToo Movement, newyorker.com, USA, 15 juin 2018.
  389. Glenn L. Starks, Sexual Misconduct and the Future of Mega-Churches: How Large Religious Organizations Go Astray, ABC-CLIO, USA, 2013, p. 55-56.
  390. The Associated Press, Evangelicals confront sex abuse problems in #MeToo era, nationalpost.com, Canada, 17 août 2018.
  391. Kathryn Joyce, The Next Christian Sex-Abuse Scandal, prospect.org, USA, 5 mai 2014.
  392. Samuel Smith, Moore on MacArthur's Social Justice Statement: 'Bible Doesn't Make These Artificial Distinctions', christianpost.com, USA, 13 septembre 2018.
  393. James Wellman Jr., Katie Corcoran, Kate Stockly, Éloi Ficquet, High on God: How Megachurches Won the Heart of America, Oxford University Press, UK, 2020, p. 212.
  394. Miviludes, Rapport annuel d'activité 2016-2017, derives-sectes.gouv.fr, France, 20 mars 2018, p. 17, 28
  395. Bernadette Sauvaget, Les dérives sectaires prennent la tangente, liberation.fr, France, 22 mars 2018
  396. Miviludes, Rapport annuel d'activité 2018-2020, derives-sectes.gouv.fr, France, 22 juillet 2021, p. 11, 107
  397. Pascal Charrier, « Églises évangéliques : aux marges, des risques de dérives », la-croix.com, France, 19 janvier 2021
  398. Jean-Paul Willaime et Flora Genoux, « Pour les évangéliques, l'idée reste qu'être croyant, cela doit se voir », lemonde.fr, France, 3 février 2012.
  399. Loup Besmond de Senneville, « Les protestants évangéliques revendiquent d’avoir le droit de dire leur foi », la-croix.com, France, 25 janvier 2015.
  400. Barry Hertz, Miracles from Heaven: Religious film has an insulting and forced message, theglobeandmail.com, Canada, 18 avril 2014.
  401. Nick Schager, Film Review: ‘Overcomer’, variety.com, USA, 22 août 2019.
  402. Carl Hoover, Has Hollywood finally found religion? Faith-based films here to stay, wacotrib.com, USA, 18 avril 2014.
  403. Thomas Imbert, SAJE Distribution : rencontre avec ce distributeur centré sur la foi, allocine.fr, France, 9 janvier 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Kuen, Qui sont les évangéliques ? Identité, unité et diversité du mouvement, Éditions Emmaüs, 1998.
  • Linda Caille, Soldats de Jésus, les évangéliques à la conquête de la France, Paris, Fayard, 2013
  • Patrice de Plunkett, Les évangéliques à la conquête du monde, Paris, Perrin, 2009
  • Jean Duchesne, Jesus Revolution: made in U.S.A., Paris, Édition du Cerf, 1972, 135 p. N.B.: En dépit du titre anglais de ce livre, son texte est en français; la trad. espagnole, portant le même titre, a été publiée par Ediciones Marova, Madrid, en 1973, 196 p., dans la coll. « Nuevas fronteras ».
  • Sébastien Fath (dir.), Le Protestantisme évangélique, un christianisme de conversion, Turnhout, Brépols, 2004 (actes d'un colloque en Sorbonne)
  • Sébastien Fath, Du ghetto au réseau, Le protestantisme évangélique en France, 1800-2005, Genève, Labor et Fides, 2005
  • Yannick Fer, L'Offensive évangélique. Voyage au cœur des réseaux militants de Jeunesse en mission, Genève, Labor et Fides, 2010
  • Philippe Gonzalez, Que ton règne vienne. Des évangéliques tentés par le pouvoir absolu, Genève, Labor et Fides, 2014
  • Jörg Stolz, Olivier Favre, Caroline Gachet, Emmanuelle Buchard, Le Phénomène évangélique. Analyses d’un milieu compétitif, Genève, Labor et Fides, 2013

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]