État limite : séances à Paris et en Île-de-France - L'Officiel des spectacles

État limite

De Nicolas Peduzzi (2023)
Cinémas Documentaire 1h42

Réalisation : Nicolas Peduzzi
Principaux artistes : Alice Abbou, Jamal Kader, Romain Maronier, Lara Naturel
Genre : Documentaire
Nationalité : France
Langue de tournage : Français
Durée : 1h42
Année de production : 2023
Date de sortie (ou ressortie) : 1er mai 2024
Distributeur : Les Alchimistes

Présentation

Comment bien soigner dans une institution malade ? Dans un hôpital de la région parisienne, le Dr Abdel-Kader, psychiatre de liaison, navigue des urgences au service de réanimation, de patients atteints de troubles mentaux à ceux qu’une maladie chronique retient alités. En dépit des impératifs de rendement et du manque de moyens, il s’efforce d’apaiser leurs maux.

C'est la crise sanitaire de 2020 qui a donné envie à Nicolas Peduzzi de filmer l'hôpital public et montrer le mal-être de l'institution. Alors qu'il filme le quotidien de l'hôpital Beaujon, à Clichy, il rencontre le docteur Jamal Abdel-Kader, seul psychiatre de l'établissement. Pour le cinéaste, l'un des enjeux d'État limite est de faire exister les deux temporalités contradictoires qu'il a captées : le rythme effréné de l'hôpital et celui du psychiatre qui insiste pour prendre son temps avec ses patients afin de leur offrir son écoute. Projeté au Champs-Élysées Film Festival en 2023, État limite y a remporté deux récompenses : le Grand Prix du jury et le Prix de la critique.

État limite : la distribution

Réalisation : Nicolas Peduzzi

Casting : Alice Abbou (elle-même), Jamal Kader (lui-même), Romain Maronier (lui-même), Lara Naturel (elle-même), Ayman Zaoui (lui-même)

Distribution technique : Catherine Demptos (texte), Nicolas Peduzzi (scénario), Gaël Rakotondrabe (musique), Laetitia de Montalembert (direction artistique), Aude Thuries (texte), Nicolas Peduzzi (texte)

Nicolas Peduzzi a écrit et réalisé État limite. Précédemment, Nicolas Peduzzi a aussi réalisé Ghost Song en 2021 et Southern Belle en 2017.

Derniers avis sur le film : État limite

Avis publié par Patrick le 15 mai 2024

Après le triptyque de Nicolas Philibert, c'est un nouveau documentaire sur la psychiatrie en milieu hospitalier que nous découvrons actuellement sur nos écrans. Nicolas Peduzzi s'intéresse au docteur Jamal Abdel Kader qui officie comme unique thérapeute de sa spécialité à l'hôpital Beaujon de Clichy, aussi bien au niveau des urgences que des hospitalisations plus ou moins longues.
Né de parents syriens réfugiés en France, eux-mêmes médecins, ce docteur fin et élancé fait preuve d'une résistance physique comme morale. Physique pour tenir tout au long de ses journées harassantes qui le voient gravir les étages de l'immense bâtiment, au sommet duquel il se réfugie parfois pour souffler ou faire le point avec une interne. Morale ensuite en se positionnant comme un résistant aux injonctions de rentabilité de sa hiérarchie et comme un ardent défenseur de la parole et de la communication, véritables sinon seules clefs pour aider des patients plus ou moins en danger. Certains sont filmés hors champs, d'autres acceptent le dispositif. Au final, la souffrance et la solitude sont identiques.
Malgré sa jeunesse et sa combativité énergique, Jamal qui commence à souffrir du dos est aussi dépeint comme une sorte d'irréductible, s'accrochant comme un éperdu en plein naufrage à un bateau (analogie logique avec le bâtiment hospitalier) en train de couler, faute de moyens humains et économiques.
En ce sens, le constat de Peduzzi est plus amer et brutal que celui de Philibert qui mettait moins en avant la diminution constante de moyens. Il n'en reste pas moins que l'ensemble de ces documentaires nous offrent un regard de l'intérieur, passionnant et terrifiant tout à la fois.

Avis publié par Martine le 28 avril 2024

J’ai adoré ! Ce psychiatre est tout simplement admirable, un monument d’humanité. Un documentaire d’une très grande sensibilité. A voir absolument

Paris 4
Luminor Hôtel de Ville
20 rue du Temple
Paris 4e
(mardi 20h30 : séance en partenariat avec A2SUP, l'Association pour l’Accès Santé Université Paris Cité, membre du réseau de l'ANEMF, Association nationale des étudiants en médecine de Fran
20:30
Banlieue 94
3 Cinés Robespierre
19 avenue Maximilien-Robespierre
94400 Vitry-sur-Seine
14:00
Paris 10
L'Archipel
17 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
18:30
Banlieue 95
Les Toiles
Centre Commercial le Forum
95210 Saint-Gratien
20:30
Paris 4
Luminor Hôtel de Ville
20 rue du Temple
Paris 4e
17:00
Paris 10
L'Archipel
17 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
20:45
Banlieue 95
Les Toiles
Centre Commercial le Forum
95210 Saint-Gratien
20:30
Paris 5
Grand Action
5 rue des Écoles
Paris 5e
12:15
Paris 10
L'Archipel
17 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
14:50
Paris 10
L'Archipel
17 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
18:20
Banlieue 95
Les Toiles
Centre Commercial le Forum
95210 Saint-Gratien
20:15
Banlieue 95
Les Toiles
Centre Commercial le Forum
95210 Saint-Gratien
16:00
Paris 4
Luminor Hôtel de Ville
20 rue du Temple
Paris 4e
15:40
Paris 5
Grand Action
5 rue des Écoles
Paris 5e
14:45
Paris 10
L'Archipel
17 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
16:30
Banlieue 95
Les Toiles
Centre Commercial le Forum
95210 Saint-Gratien
20:30
Paris 10
L'Archipel
17 boulevard de Strasbourg
Paris 10e
14:20
Banlieue 95
Les Toiles
Centre Commercial le Forum
95210 Saint-Gratien
20:00

2 avis sur État limite

Avis publié par Patrick le 15 mai 2024

Après le triptyque de Nicolas Philibert, c'est un nouveau documentaire sur la psychiatrie en milieu hospitalier que nous découvrons actuellement sur nos écrans. Nicolas Peduzzi s'intéresse au docteur Jamal Abdel Kader qui officie comme unique thérapeute de sa spécialité à l'hôpital Beaujon de Clichy, aussi bien au niveau des urgences que des hospitalisations plus ou moins longues.
Né de parents syriens réfugiés en France, eux-mêmes médecins, ce docteur fin et élancé fait preuve d'une résistance physique comme morale. Physique pour tenir tout au long de ses journées harassantes qui le voient gravir les étages de l'immense bâtiment, au sommet duquel il se réfugie parfois pour souffler ou faire le point avec une interne. Morale ensuite en se positionnant comme un résistant aux injonctions de rentabilité de sa hiérarchie et comme un ardent défenseur de la parole et de la communication, véritables sinon seules clefs pour aider des patients plus ou moins en danger. Certains sont filmés hors champs, d'autres acceptent le dispositif. Au final, la souffrance et la solitude sont identiques.
Malgré sa jeunesse et sa combativité énergique, Jamal qui commence à souffrir du dos est aussi dépeint comme une sorte d'irréductible, s'accrochant comme un éperdu en plein naufrage à un bateau (analogie logique avec le bâtiment hospitalier) en train de couler, faute de moyens humains et économiques.
En ce sens, le constat de Peduzzi est plus amer et brutal que celui de Philibert qui mettait moins en avant la diminution constante de moyens. Il n'en reste pas moins que l'ensemble de ces documentaires nous offrent un regard de l'intérieur, passionnant et terrifiant tout à la fois.

Avis publié par Martine le 28 avril 2024

J’ai adoré ! Ce psychiatre est tout simplement admirable, un monument d’humanité. Un documentaire d’une très grande sensibilité. A voir absolument

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